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Référendum en Écosse: la campagne est lancée

Selon le premier ministre et dirigeant du Parti... (PHOTO RUSSELL CHEYNE, ARCHIVES REUTERS)

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Selon le premier ministre et dirigeant du Parti national écossais, Alex Salmond, «l'indépendance n'est pas un objectif, mais un moyen de construire un pays plus riche, de créer une économie plus rapide et une société plus juste.»

PHOTO RUSSELL CHEYNE, ARCHIVES REUTERS

Tristan De Bourbon

collaboration spéciale

La Presse

(Londres) La campagne officielle pour le référendum sur l'indépendance de l'Écosse débute aujourd'hui. Les Écossais ont 16 semaines pour choisir le camp du Oui ou du Non.

Le jeudi 18 septembre est dans la ligne de mire. Dans 16 semaines, les Écossais se prononceront pour ou contre l'indépendance de leur pays, pour son maintien ou non au sein du Royaume-Uni. Mois après mois, les sondages d'opinion montrent une progression des partisans du Oui, même si le Non demeure en tête: selon l'institut Panelbase, 47% des sondés sont opposés à l'indépendance, 40% y sont favorables et 13% sont indécis. Ce sont ces indécis, déterminant dans l'issue du scrutin, que les deux camps s'acharnent aujourd'hui à convaincre.

Afin de faire pencher la balance en leur faveur, les indépendantistes ont pu compter sur le soutien de nombreuses personnalités locales.

L'acteur Sean Connery et la chanteuse Annie Lennox ont longtemps été les deux principaux porte-parole de leur cause. Mais, à force d'être attaquée dans les médias et sur l'internet, l'ancienne chanteuse du groupe Eurythmics s'est montrée bien plus discrète au cours des derniers mois.

Autre preuve de la tension liée à cette question: le joueur de tennis Andy Murray refuse de déclarer publiquement ses intentions, tandis que l'ancien entraîneur du club de football Manchester United Alex Ferguson n'a pas officialisé son soutien financier à la campagne «Mieux ensemble».

«Ce sont les 13% d'indécis, déterminant dans l'issue du scrutin, que les deux camps s'acharnent aujourd'hui à convaincre.»


Guerre de chiffres

Les responsables politiques unionistes et indépendantistes se sont lancés dans une guerre des chiffres pour démontrer aux électeurs leur intérêt financier.

Le premier ministre et dirigeant du Parti national écossais Alex Salmond rappelle que «l'indépendance n'est pas un objectif, mais un moyen de construire un pays plus riche et de créer une économie plus rapide et une société plus juste».

Sa stratégie économique repose sur les réserves pétrolières de la mer du Nord, situées dans les eaux territoriales écossaises mais actuellement pompées par Londres, sur une vaste ré-industrialisation et sur le développement de l'économie de l'énergie verte, dont l'Écosse entend devenir l'un des géants mondiaux.

Il entend également se démarquer de la cure d'austérité imposée par Londres. Il a ainsi promis la protection des pensions de retraite, la gratuité de la garderie pour tous les enfants à partir de 1 an, le maintien de la gratuité à l'université, la réduction de la facture énergétique, etc. Au final, chaque habitant verrait à terme ses revenus progresser de 1820$ par année.

De son côté, le libéral-démocrate écossais Danny Alexander, ministre britannique du Trésor, a assuré hier que «la mise en commun [des] ressources et le partage [des] risques apportent 2540$ à chaque homme, femme et enfant en Écosse. [...] C'est l'argent qui paiera pour de meilleurs services publics et une société plus juste».

Cette promesse a fait bondir Mike Gray, qui vit dans la banlieue de Glasgow. «Alors que son parti, associé aux conservateurs, met en place dans tout le Royaume-Uni des mesures d'austérité qui touchent les plus pauvres et qui réduisent les services publics, je trouve scandaleux qu'il ose nous promettre l'inverse. Pour qui nous prend-il?»

Dany Alexander estime également qu'une Écosse indépendante serait moins solide financièrement, verrait ses taux d'intérêt exploser et devrait débourser 5 milliards de dollars pour créer de nouveaux ministères.

Cet ultime argument, censé assommer ses adversaires, n'a pas tenu longtemps: l'économiste chargé de l'étude a fait savoir que le gouvernement avait manipulé ses données «en les multipliant par 12!» Une affaire qui n'a pas amélioré l'image d'un camp du Non, déjà qualifié de «négatif» et d'«alarmiste».




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