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L'ex-garde du corps de Berezovski confirme la thèse du suicide

Opposant de longue date au président russe Vladimir... (PHOTO ANDREW COWIE, ARCHIVES AFP)

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Opposant de longue date au président russe Vladimir Poutine, Boris Berezovsky (ci-dessus) avait été découvert mort en mars 2013, gisant sur le sol de la salle de bain de sa résidence d'Ascot.

PHOTO ANDREW COWIE, ARCHIVES AFP

Danny KEMP
Agence France-Presse
Windsor, Grande-Bretagne

L'ex-garde du corps et l'ex-assistant personnel de l'oligarque russe Boris Berezovski, retrouvé mort dans sa résidence en Angleterre en 2013, ont confirmé mercredi, comme la police, la thèse du suicide plutôt que celle de l'assassinat, évoquant un homme brisé et dépressif.

«Il était tout le temps en train de dire: «Est-ce que je devrais me pendre? Et où?» Il a passé en revue toutes les options, la noyade, se couper les veines, prendre des médicaments. Il en parlait tellement qu'on ne le prenait plus au sérieux», a souligné Avi Navama, l'ancien garde du corps du milliardaire, à Windsor, dans le cadre d'une enquête judiciaire cherchant à déterminer les causes précises de son décès.

Opposant de longue date au président russe Vladimir Poutine, Berezovski, 67 ans, avait été découvert mort en mars 2013, gisant sur le sol de la salle de bain de sa résidence d'Ascot, une ville huppée située à une soixantaine de kilomètres au sud-ouest de Londres.

L'autopsie avait conclu à une probable mort par pendaison et le médecin légiste n'avait trouvé aucune trace de lutte. Mais des proches avaient fait état de leurs soupçons, Berezovski étant l'une des principales figures en exil à Londres militant contre Vladimir Poutine. À l'instar d'Alexandre Litvinenko, mort après avoir été empoisonné au polonium en novembre 2006.

Interrogé pour savoir s'il avait des raisons de croire que Berezovski avait été assassiné, son ancien garde du corps a répondu mercredi «non». C'est ce que pense aussi Michael Cotlick, l'assistant personnel de Berezovski, qui a souligné que le milliardaire n'était plus une «cible» à l'époque, contrairement à 1994 et 2007 où il avait échappé à deux tentatives d'assassinat, en Russie et au Royaume-Uni.

«Si dans le passé il y a pu avoir des personnes intéressées par son assassinat, les gens ont, au fil du temps, eu davantage intérêt à le laisser en vie, pour des raisons politiques», a souligné Michael Cotlick, estimant que Berezovski constituait un bouc émissaire «pratique» pour le gouvernement russe.

Selon lui, Berezovski était surtout miné par des problèmes personnels et des soucis d'argent, avec son divorce très coûteux avec sa deuxième femme en 2011, et sa bataille judiciaire perdue en 2012 contre un autre oligarque russe, Roman Abramovich, le propriétaire du club de football de Chelsea.

Ce procès a constitué «un tournant», selon Avi Navama, qui a décrit comment son patron, à la tête d'une fortune colossale dans les années 90, se considérait par la suite comme «l'homme le plus pauvre du monde».

Peu avant sa mort, le milliardaire s'est également séparé de sa dernière compagne, Elena Gorbunova, qui aurait elle aussi engagé une procédure judiciaire.

«Déprimé et très sombre durant la plupart des quatre derniers mois» de sa vie, Berezovski a, la veille de sa mort le 23 mars 2013, regardé son garde du corps «d'un oeil fatigué comme s'il ne savait pas quoi faire», s'est rappelé Navama. C'est lui qui, après avoir enfoncé la porte verrouillée de la salle de bain, a été le premier à trouver le corps inanimé de l'ancien oligarque.

«Je l'ai trouvé gisant sur le dos, la tête tournée vers le plafond, à côté des toilettes. Son visage avait une couleur mauve. Son corps était froid et raide», a-t-il raconté.

Le policier chargé de l'enquête, Mark Bissell, a lui aussi souligné que tous les éléments convergeaient vers la thèse du suicide. Il a rappelé à quel point l'affaire avait suscité la vigilance immédiate de la police en raison du statut de M. Berezovski et du meurtre de Litvinenko.

Il a rappelé que des experts en armes nucléaires s'étaient rendus sur les lieux, mais n'avaient trouvé aucune trace de radiation.

«Il y a diverses théories du complot selon lesquelles il aurait été assassiné. Ces allégations n'ont aucun fondement», a-t-il dit.

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Avi Navama

PHOTO TOBY MELVILLE, REUTERS

Ce procès a constitué «un tournant», selon Avi Navama, qui a décrit comment son patron, à la tête d'une fortune colossale dans les années 90, se considérait par la suite comme «l'homme le plus pauvre du monde».

Peu avant sa mort, le milliardaire s'est également séparé de sa dernière compagne, Elena Gorbunova, qui aurait elle aussi engagé une procédure judiciaire.

«Déprimé et très sombre durant la plupart des quatre derniers mois» de sa vie, Berezovsky a, la veille de sa mort le 23 mars 2013, regardé son garde du corps «d'un oeil fatigué comme s'il ne savait pas quoi faire», s'est rappelé Navama. C'est lui qui, après avoir enfoncé la porte verrouillée de la salle de bain, a été le premier à trouver le corps inanimé de l'ancien oligarque.

«Je l'ai trouvé gisant sur le dos, la tête tournée vers le plafond, à côté des toilettes. Son visage avait une couleur pâle et pourpre. Son corps était froid et raide», a-t-il raconté.

Le temps d'alerter les secours, il a découvert dans un deuxième temps seulement que la victime portait autour du cou un mince morceau de tissu, «l'écharpe qu'il portait tout le temps», a raconté le garde du corps. «Et l'autre bout était accroché à la douche.»




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