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Le renseignement turc nie tout lien avec le meurtre de trois Kurdes à Paris

Les trois militantes kurdes avaient été tuées par... (PHOTO CARL COURT, ARCHIVES AFP)

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Les trois militantes kurdes avaient été tuées par balles le 9 janvier 2013 dans les locaux du Centre d'information kurde (CIK) de Paris.

PHOTO CARL COURT, ARCHIVES AFP

Agence France-Presse
Istanbul, Turquie

Les services de renseignement turcs ont démenti toute implication dans le meurtre de trois militantes kurdes à Paris il y a un an, après des informations de presse faisant état d'une conversation entre le meurtrier présumé et deux de leurs agents.

«Notre organisation n'a absolument aucun lien avec les meurtres de Sakine Cansiz, Leyla Saylemez et Fidan Dogan. Toutefois, une enquête interne a été ouverte concernant les allégations» de la presse, a indiqué l'Organisation nationale de renseignement (MIT) dans un communiqué publié jeudi dans la presse turque.

Plusieurs médias turcs, dont le quotidien Radikal, ont publié cette semaine sur leur site internet l'enregistrement sonore d'une conversation entre un homme présenté comme Ömer Güney, inculpé par la justice française pour le meurtre des trois militantes, et deux agents du MIT, dans laquelle ils évoquent des cibles potentielles de la guérilla kurde.

«Ces informations participent d'une opération destinée à mettre en cause notre organisation, qui a joué un rôle important dans le processus de paix (kurde)», a déploré le MIT.

Les trois militantes kurdes avaient été tuées par balles le 9 janvier 2013 dans les locaux du Centre d'information kurde (CIK) de Paris.

Huit jours plus tard, la police avait arrêté un ressortissant turc de 30 ans, Ömer Güney, qui a été inculpé «d'assassinats en relation avec une entreprise terroriste». Selon le procureur de Paris, il avait été désigné par le PKK comme le chauffeur et l'accompagnateur à Paris de Sakine Cansiz.

Le PKK a toutefois démenti que M. Güney était l'un de ses membres.

Plusieurs pistes ont été envisagées pour expliquer ce triple assassinat : un règlement de comptes au sein de la mouvance kurde lié aux pourparlers de paix entre le PKK et la Turquie, une action du mouvement d'extrême droite turc des «Loups gris», un crime crapuleux ou encore un différend personnel.

Les autorités turques ont engagé à l'automne 2012, via le MIT, des pourparlers de paix avec le chef emprisonné du PKK, Abdullah Öcalan. Ces discussions sont toutefois au point mort depuis que la rébellion a suspendu en septembre dernier le retrait de ses combattants de la Turquie, jugeant insuffisantes les réformes engagées par Ankara.

Le conflit kurde, qui a éclaté en 1984, a fait plus de 45 000 morts.




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