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Drame ferroviaire en Espagne: l'appel d'urgence du conducteur

«Mon dieu, mon dieu, pauvres voyageurs. Faites qu'il... (PHOTO OSCAR CORALL, ARCHIVES REUTERS)

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«Mon dieu, mon dieu, pauvres voyageurs. Faites qu'il n'y ait pas de morts», se désole le conducteur Francisco José Garzon (à gauche) dans les premiers instants après le déraillement du train près de Saint-Jacques-de-Compostelle, dans le nord-ouest de l'Espagne, au soir du 24 juillet.

PHOTO OSCAR CORALL, ARCHIVES REUTERS

Agence France-Presse
Madrid



Sous le choc, coincé dans sa cabine, le conducteur du train qui a déraillé en juillet en Espagne, faisant 79 morts, s'alarme pour la vie des voyageurs et parle d'un «virage inhumain» qu'il a abordé trop vite, selon un enregistrement diffusé dans la presse espagnole.

«Mon dieu, mon dieu, pauvres voyageurs. Faites qu'il n'y ait pas de morts», se désole le conducteur Francisco José Garzon dans les premiers instants après le déraillement du train près de Saint-Jacques-de-Compostelle, dans le nord-ouest de l'Espagne, au soir du 24 juillet.

«Il doit y avoir des blessés, beaucoup, parce qu'il s'est renversé», poursuit-il, sa vive émotion perçant dans sa voix essouflée, selon l'enregistrement d'un appel à un centre de contrôle à Madrid de la compagnie ferroviaire publique Renfe, diffusé sur le site du journal espagnol El Pais.



En face, son interlocuteur, un responsable du contrôle ferroviaire de Renfe, tente en vain de le rassurer.

L'accident, qui a aussi fait près de 180 blessés, est survenu dans un virage très prononcé, à quatre kilomètres de Saint-Jacques-de-Compostelle, sur un tronçon équipé d'un système de freinage automatique qui ne fonctionne qu'au-delà de 200 km/h.

L'enquête judiciaire tente de comprendre comment le train a déraillé à 179 km/h sur un tronçon où il devait rouler à 80 km/h, alors que le conducteur venait de terminer une communication téléphonique avec le contrôleur du train.

«On est humains et on peut le rater, ce virage est inhumain», s'émeut le conducteur dans l'enregistrement.

«C'était vert. J'ai eu un moment d'inattention et, comment dire, je devais passer à 80 et je suis passé à 190 ou quelque chose comme ça», s'excuse-t-il. «Oh mon dieu, ça je l'avais dit à ceux de la sécurité, que c'était dangereux, qu'un jour on allait se déconcentrer et qu'on allait se le payer», regrette-t-il.

Le juge chargé de l'enquête a clairement mis en cause le manque d'information sur la voie où le drame s'est produit et a inculpé le 20 août «la ou les personnes de l'ADIF», gestionnaire du réseau ferré espagnol, responsables de la sécurité des voies.

Francisco José Garzon a été inculpé de 79 homicides par imprudence.




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