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DSK s'exprime devant le Sénat sur les questions économiques

DSK s'exprimait devant le Sénat au sujet de... (Photo CHARLES PLATIAU, REUTERS)

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DSK s'exprimait devant le Sénat au sujet de l'économie mondiale.

Photo CHARLES PLATIAU, REUTERS

Agence France-Presse
Paris

L'ex-directeur général du FMI, Dominique Strauss-Kahn, déchu de son influence politique en France après deux affaires de moeurs retentissantes depuis deux ans, a livré mercredi à Paris une sorte d'audition-rédemption sur l'économie mondiale devant des sénateurs français.

Invité à s'exprimer publiquement devant une commission d'enquête sur le rôle des banques dans l'évasion fiscale, M. Strauss-Kahn, 64 ans, est arrivé par les parkings du Sénat pour échapper aux journalistes. Sa sortie, sans déclaration, s'est cependant faite devant les médias via le perron d'honneur du Sénat.

Pendant son intervention, l'ancien patron du FMI s'est moqué de ceux qui veulent «incriminer la finance dans le désastre économique que nous vivons». «Le système fonctionne mal. Mais le point sur lequel je voudrais insister c'est que, de mon point de vue, incriminer la finance dans le désastre économique que nous vivons en Europe en général et en particulier dans notre pays, a pour moi à peu près la même pertinence qu'incriminer l'industrie automobile quand on parle des morts sur la route», a-t-il dit.

Lors de la campagne présidentielle de 2012, à laquelle il n'avait pu participer en raison des accusations d'agression sexuelle portées à son encontre en mai 2011 par une employée de l'hôtel Sofitel de New York, François Hollande avait lancé: «Mon adversaire, c'est le monde de la finance».

Depuis l'affaire de New York, DSK était resté en France plutôt discret sur la scène publique, tout en se laissant photographier au festival du film de Cannes ou dans les tribunes du tournoi de tennis de Roland-Garros.

Son retour mercredi sur la scène politique française, même comme expert en économie, a suscité des réserves à gauche comme à droite.

«M. Strauss-Kahn n'appartient plus à la rubrique politique», a souligné la porte-parole du gouvernement, Najat Vallaud Belkacem. «Je n'irai pas particulièrement rechercher son expertise à lui, mais encore une fois ce n'est pas moi qui l'ai invité au Sénat», a-t-elle ajouté.

DSK n'est pas «souhaité» au Sénat, a estimé l'ex-ministre Gérard Longuet (UMP, opposition de droite) car il a dégradé «l'image de l'homme politique».

«Ce n'est pas à nous de décerner des certificats de moralité. On manque de très bons spécialistes en matière bancaire et d'évasion fiscale au niveau international. Les membres du bureau n'ont eu aucune hésitation à l'inviter», a fait valoir de son côté la sénatrice centriste Nathalie Goulet, vice-présidente de la commission d'enquête.

En août 2011, le procureur de New York chargé de la procédure pénale à l'encontre de DSK avait demandé le classement de l'affaire. Un accord financier confidentiel a mis fin en 2012 à l'action au civil.

En France, le parquet de Lille (nord) a requis le 11 juin un non-lieu en faveur de Dominique Strauss-Kahn dans une affaire de proxénétisme dite de l'hôtel du Carlton. Il revient aux juges d'instruction de suivre ou non cette réquisition.




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