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Une Pussy Riot met fin à sa grève de la faim

Maria Alekhina... (NATALIA KOLESNIKOVA, Archive AFP)

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Maria Alekhina

NATALIA KOLESNIKOVA, Archive AFP

Agence France-Presse
MOSCOU

Une des deux jeunes femmes emprisonnées du groupe contestataire russe Pussy Riot, Maria Alekhina, a mis fin à sa grève de la faim entamée il y a onze jours, a annoncé samedi à l'AFP le mari de la deuxième jeune femme incarcérée.

«Maria a dit que l'administration pénitentiaire lui avait fait faire un tour de la prison pour lui montrer que toutes ses revendications avaient été satisfaites (...) et a annoncé mettre fin à sa grève de la faim», a déclaré Piotr Verzilov, l'époux de Nadejda Tolokonnikova.

Il a précisé avoir parlé au téléphone avec la jeune femme un peu plus tôt dans la journée.

Celle-ci l'a informé avoir obtenu un allègement de ses conditions de détention et de déplacement dans la colonie de Berezniki, dans l'Oural, où elle purge une peine de deux ans de prison.

Elle se plaignait notamment du fait que depuis un mois, certains locaux de travail et certains bâtiments étaient fermés à l'aide d'un cadenas, empêchant les détenues d'en sortir sans être accompagnées par un employé de la prison. Ces cadenas ont été retirés.

M. Verzilov a indiqué que Maria Alekhina se trouvait actuellement à l'infirmerie de la prison.

«Elle est très faible, mais cette victoire lui donne des forces», a-t-il dit.

La jeune femme avait entamé le 22 mai une grève de la faim pour protester contre une décision de justice l'ayant empêchée de participer à une audience sur sa demande de libération anticipée, qui a été rejetée. Après cette décision, elle avait poursuivi son action de protestation.

Maria Alekhina et Nadejda Tolokonnikova avaient été arrêtées en février 2012 dans la cathédrale du Christ-Sauveur à Moscou, où elles avaient dansé et chanté une «prière punk» demandant à la Sainte-Vierge de «chasser Poutine», pour dénoncer une collusion entre l'Église orthodoxe et le pouvoir politique.

En août dernier, elles avaient été condamnées à deux ans de camp pour «hooliganisme» et «incitation à la haine religieuse». Une troisième jeune femme, également condamnée, a été remise en liberté conditionnelle.




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