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Coronavirus: vigilance accrue après un 2e cas en France

«Nous avons deux cas, (...) nous faisons en... (Photo: AFP)

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«Nous avons deux cas, (...) nous faisons en sorte d'avoir des contacts avec toutes les personnes qui les ont approchés», a dit dimanche la ministre de la Santé Marisol Touraine (à droite).

Photo: AFP

Agence France-Presse
Paris

Les autorités sanitaires françaises ont annoncé dimanche des mesures de surveillance accrues après l'annonce d'un deuxième cas d'infection par un dangereux virus, baptisé nouveau coronavirus (nCoV), responsable d'une vingtaine de morts depuis l'an passé.

Les 38 personnes qui ont été en contact avec ce deuxième malade, aujourd'hui hospitalisé à Lille, essentiellement des gens de son entourage, vont être contactées et surveillées étroitement pour savoir s'il développe des symptômes respiratoires faisant craindre une infection, a annoncé dimanche la ministre de la Santé Marisol Touraine.

«Nous avons deux cas, (...) nous faisons en sorte d'avoir des contacts avec toutes les personnes qui les ont approchés». Mais «les professionnels, les médecins considèrent qu'il n'y a pas lieu d'avoir une inquiétude excessive», a-t-elle indiqué.

Le ministère de la Santé a annoncé dans la nuit de samedi à dimanche que l'homme qui avait partagé la chambre du premier malade atteint par le nCoV, à l'hôpital de Valenciennes, avant que son infection ne soit connue, était lui aussi touché par le virus.

En milieu de journée, ce deuxième malade a été transféré du service d'infectiologie à celui de la réanimation, en raison «d'une aggravation de son état clinique», sans être placé sous assistance respiratoire, à l'inverse du premier malade, selon l'hôpital.

«Cela veut dire qu'une fois que vous avez une contamination, il y a une progression qui se fait avec une atteinte pulmonaire qui peut devenir sévère comme c'est le cas chez ce patient», a indiqué sur France 2 le professeur Benoît Guéry, chef du service d'infectiologie du CHRU de Lille.

Mais pour le médecin, ce deuxième cas ne doit pas susciter d'inquiétude démesurée, car le nouveau coronavirus est «heureusement moins contagieux que le SRAS», le syndrome respiratoire aigu sévère, provoqué par un autre virus de la famille des coronavirus.

«On est sur un virus qui circule depuis un peu plus d'un an, et on a 34 cas, alors pour que le SRAS, en quelque mois, on est arrivé à 8000 cas», a-t-il expliqué.

En parallèle, le premier malade, un homme de 65 ans hospitalisé en réanimation également à Lille, était toujours dans un état «très sérieux» dimanche, bien que «stabilisé», selon l'hôpital.

Chauve-souris

L'Institut de veille sanitaire (InVS)  a engagé une enquête sur les personnes de l'entourage du second malade et déjà identifié 38 personnes qui vont être contactées puis suivies quotidiennement pour savoir si elles développent des symptômes, a indiqué la directrice générale de l'Institut, Françoise Weber.

Il va leur être recommandé de suivre des mesures d'hygiène et de porter un masque en cas de survenue de symptômes grippaux. Pour un petit nombre de personnes «très proches et en contact rapproché et prolongé» avec le second malade, il leur sera recommandé de rester à la maison.

Quelque 124 personnes en contact avec le premier malade ont déjà bénéficié de cette surveillance rapprochée qui n'a rien donné.

Il en est allé de même pour les 39 personnes de nationalité française ou belge qui ont participé du 9 au 17 avril au voyage organisé dans les Émirats arabes unis durant lequel le premier malade a contracté le virus.

Il n'y a pas d'inquiétude particulière pour ce groupe, car aucun n'a exprimé les symptômes du nCoV et les délais d'incubation sont déjà dépassés, a indiqué Mme Weber.

Mais l'InVS mène une enquête auprès de ces voyageurs pour savoir à quel moment le premier malade français a pu être en contact avec des animaux porteurs du nCoV.

On pense que le réservoir de ce virus --diagnostiqué chez 34 personnes dans le monde dont plus de la moitié sont morts-- se trouve chez des animaux, en Arabie saoudite et dans des pays voisins. Une hypothèse est qu'il proviendrait de chauve-souris.

Le professeur Arnaud Fontanet, responsable de l'unité des maladies émergentes à l'Institut Pasteur souligne de son côté «les grandes similitudes» de cette nouvelle menace avec l'épidémie de SRAS, provoquée en 2003 par un autre virus de la famille des coronavirus, en Chine et en Asie avec un peu plus de 8000 cas et plus de 600 morts.

Dans les deux cas, les symptômes sont respiratoires et la transmission s'exerce par voie respiratoire et par contact rapproché, a indiqué cet expert soulignant aussi que, grâce aux mesures de prévention prises à l'époque, il avait été «possible de contenir» assez rapidement la propagation du virus.




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