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En Russie, Kerry cherche un «terrain d'entente» sur la Syrie

Le secrétaire d'État américain John Kerry (à droite)... (AFP)

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Le secrétaire d'État américain John Kerry (à droite) a été accueilli au Kremlin par le président russe Vladimir Poutine, le 7 mai.

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Joanna BIDDLE
Agence France-Presse
Moscou

Le secrétaire d'État américain John Kerry a appelé mardi à Moscou le président russe Vladimir Poutine à «trouver un terrain d'entente» pour mettre fin au conflit syrien, cherchant à réduire les divergences entre les États-Unis et la Russie sur cette question.

Effectuant sa première visite en Russie en tant que chef de la diplomatie américaine, M. Kerry s'est entretenu pendant plus de deux heures avec M. Poutine au Kremlin, les deux parties saluant l'ambiance positive des pourparlers.

La rencontre avec M. Poutine ayant débuté avec quatre heures de retard, M. Kerry a ensuite entamé ses entretiens avec son homologue russe Sergueï Lavrov vers 22 h heure locale (14h à Montréal). Une conférence de presse était ensuite prévue.

Washington veut convaincre Moscou, l'un des derniers soutiens du régime de Bachar al-Assad, d'user de son influence pour tenter de mettre fin aux hostilités en Syrie qui ont fait plus de 70 000 morts en deux ans.

«Les États-Unis pensent vraiment que nous partageons des intérêts communs importants en ce qui concerne la Syrie», a déclaré M. Kerry dans ses entretiens avec M. Poutine.

Le chef de la diplomatie américaine a souligné que ces intérêts signifiaient la «stabilité dans la région, ne pas laisser des extrémistes créer des problèmes dans la région et ailleurs».

«J'espère qu'aujourd'hui nous pourrons creuser un peu cela et voir si nous pouvons trouver un terrain d'entente», a ajouté M. Kerry.

Dans ses premières déclarations, M. Poutine n'a pas abordé spécifiquement les divergences de vues entre Moscou et Washington sur la Syrie, mais a indiqué que le Kremlin préparait une réponse à un message sur les relations bilatérales adressé en avril par le président Barack Obama.

La Russie s'est déclarée lundi «très préoccupée» par les raids israéliens près de Damas en fin de semaine dernière, l'État hébreu affirmant vouloir empêcher un transfert d'armes au Hezbollah, allié de Damas et de Téhéran.

De son côté, le premier ministre turc, Recep Tayyip Erdogan, a déclaré mardi que ces raids étaient «inacceptables», soulignant qu'«aucun prétexte» ne pouvait servir à «justifier cette opération».

Pour sa part, l'Iran, allié de la Syrie, a réitéré mardi, par la voix à Amman de son ministre des Affaires étrangères Ali Akbar Salehi, son appel à un dialogue entre le régime de Damas et l'opposition «pacifique» en vue de former un gouvernement de transition en Syrie.

Outre la Syrie, John Kerry va tenter au cours de sa première visite en Russie en tant que chef de la diplomatie américaine d'améliorer les relations entre Moscou et Washington, ennemis pendant la guerre froide.

Cette visite coïncide à cet égard avec le premier anniversaire de l'investiture de Vladimir Poutine le 7 mai 2012 pour un troisième mandat de président, au cours duquel ces relations bilatérales se sont fortement détériorées.

Mais M. Lavrov a indiqué au début de ses entretiens avec M. Kerry que la rencontre avec M. Poutine avait montré une volonté mutuelle de «surmonter pour de bon les vestiges du passé» et de bâtir un partenariat qui porte ses fruits.

MM. Lavrov et Kerry, qui affichent une certaine proximité, ont longuement conversé en se promenant dans le jardin de l'annexe du ministère russe des Affaires étrangères avant de rejoindre les deux délégations dans la salle des entretiens.

John Kerry a un ordre du jour particulièrement chargé au cours de cette visite prévue jusqu'à mercredi, comprenant également l'Iran, le terrorisme après les attentats de Boston et le dossier sensible des droits de l'homme en Russie, un programme sur lequel des analystes attendent peu de résultats majeurs.

M. Kerry doit rencontrer mercredi des représentants de la société civile russe sur fond d'atteintes aux libertés dénoncées par l'opposition et les ONG depuis le début du troisième mandat de président de Vladimir Poutine, après ceux de 2000-2008, suivis d'un intermède de quatre ans en tant que premier ministre.




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