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Séisme en Italie: 5000 déplacés et des dizaines de répliques

La photo de la tour de l'horloge de... (Photo : Pierre Teyssot, AFP)

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La photo de la tour de l'horloge de Finale Emilia, brisée en deux sur toute la longueur, a fait la une de tous les quotidiens italiens lundi matin sous les titres «Peur et douleur» ou «Nuit de cauchemar».

Photo : Pierre Teyssot, AFP

Dario Thuburn
Agence France-Presse
Finale Emilia

Des dizaines de nouvelles secousses, d'une magnitude atteignant jusqu'à 4,1, ont frappé lundi la région de Ferrare, dans le nord-est de l'Italie, accentuant l'angoisse des 5000 personnes déplacées après le violent séisme de dimanche.

La plupart des répliques se sont produites dans les zones de Mirandola, San Felice et Finale Emilia, les plus touchées par le tremblement de terre de 4 h 4, heure locale, dimanche, qui a fait six morts et une cinquantaine de blessés, mais aussi causé d'importants dégâts au riche patrimoine de cette région.

Le chef du gouvernement Mario Monti est attendu dans la soirée dans la région où il rendra visite mardi matin aux localités les plus touchées.

Au total, 5000 personnes, entre Modène et Ferrare, ont été installées dans diverses structures, a déclaré le préfet de Ferrare, Luigi Mauriello.

Nombreux sont ceux qui ont passé la nuit dans leurs voitures, garées sur des stationnements de supermarchés ou des places publiques, le plus loin possible de tout immeuble, de crainte que des murs ne s'écroulent. D'autres ont été hébergés dans des centres d'accueil improvisés.

Plus d'une centaine de personnes ont ainsi passé la nuit dans le gymnase de Sant'Agostino, près de Ferrare, où la protection civile avait mis dans la soirée à leur disposition lits, chaises et tables ainsi qu'un groupe électrogène.

À Finale Emilia, lieu de l'épicentre situé à 36 km au nord de Bologne, quatre campements ont été mis sur pied. «On a travaillé toute la nuit», raconte à l'AFP Sebastiano Lucchi, un responsable de la Protection civile italienne, qui met la dernière main au quatrième campement dans le stade de la ville.

«Ici, on pourra accueillir 500 personnes. Beaucoup de gens ont encore peur même si leurs maisons n'ont pas été détruites», explique-t-il.

C'est le cas de Maria, une retraitée blonde aux yeux bleus: «Il y a encore des secousses donc nous avons encore peur, mais ici on se sent en sécurité, même si on est inquiets parce qu'on va peut-être devoir rester ici longtemps».

Pendant la nuit, des dizaines de nouvelles répliques ont été ressenties, dont quatre de magnitude supérieure à 3. «Comment peut-on dormir alors que la terre tremble encore?» s'interroge un rescapé.

Lundi en fin d'après-midi, deux autres secousses, dont l'une de magnitude 4,1, ont également été ressenties.

Après de fortes rafales de vent et des averses dans la nuit, puis une brève accalmie, des trombes d'eau s'abattaient lundi sur la zone, mettant à rude épreuve les bâtiments dont les toits ont été endommagés par le séisme, notamment les églises, particulièrement touchées.

La photo de la tour de l'horloge de Finale Emilia, brisée en deux sur toute la longueur, a fait la une de tous les quotidiens italiens lundi sous les titres «Peur et douleur» ou «Nuit de cauchemar».

Fortement endommagée, la tour s'est complètement effondrée après une nouvelle secousse dimanche après-midi: «Mille ans d'histoire qui disparaissent», s'est désespéré le maire de la ville, Fernando Ferioli.

«Les dégâts causés au patrimoine culturel, selon les premières constatations, s'avèrent importants», a confirmé le ministère de la Culture, qui a aussitôt dépêché des experts pour inspecter les monuments.

Lundi, les écoles de la zone touchée sont restées fermées pour permettre des contrôles techniques sur la sécurité des bâtiments.

Le moral des gens est affecté par la perte de leur héritage cuturel, a commenté Giancarlo Rivelli, l'un des ingénieurs de l'équipe contrôlant les bâtiments.

«Les gens s'identifient aux édifices, ils font partie de leur vie», a-t-il ajouté.

L'un des problèmes a été, selon lui, une rénovation bâclée des bâtiments où l'on a abusé de l'usage du béton.

«C'est comme si vous tentiez de soigner un bossu en lui mettant un poids de 100 kg sur les épaules», a-t-il expliqué.

Les producteurs de parmesan de Ferrare et Modène étaient eux lancés dans une course contre la montre pour tenter de sauver des milliers de kilos de ce fromage dont d'innombrables meules ont été détruites ou endommagées dans le séisme.




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