Le porte-parole d'Angela Merkel a une nouvelle fois démenti avec force lundi une prétendue suggestion de celle-ci d'organiser un référendum sur l'euro en Grèce, et martelé que la chancelière n'était pas disposée à «fournir des ingrédients à la cuisine politique» grecque.

AGENCE FRANCE-PRESSE

«La chancelière n'a pas proposé de référendum, ni rien dit qui puisse être interprété dans ce sens», a affirmé son porte-parole Georg Streiter, visiblement excédé, lors d'une conférence de presse régulière du gouvernement.

«La chancelière ne fournira pas d'ingrédients à cette cuisine politique entre les partis qui mijote» en Grèce, a-t-il ajouté, face aux questions très insistantes des journalistes.

«Vous pouvez partir du principe» que Mme Merkel reste opposée à un tel référendum, a-t-il précisé en réponse à une question sur le référendum évoqué l'an dernier par le premier ministre grec d'alors Georges Papandréou, qui avait provoqué un tollé en Allemagne.

Le gouvernement par intérim grec a affirmé vendredi que Mme Merkel avait suggéré un tel référendum lors d'un entretien téléphonique avec le président grec Carolos Papoulias. Malgré le démenti catégorique de la chancellerie dès vendredi, l'information a fait couler énormément d'encre en Grèce au cours du week-end.

L'hebdomadaire allemand Spiegel assure en outre dans son édition de lundi que la chancelière aurait bel et bien fait cette proposition.

M. Streiter a suggéré que «la méconnaissance, (des propos) mal compris» pouvaient être à l'origine de la circulation de l'information. «Cela sent un peu le téléphone arabe», a-t-il dit.