Le patron de l'opposition travailliste britannique, Ed Miliband, a réclamé le démantèlement de la division britannique du groupe de presse du magnat Rupert Murdoch à la suite du scandale des écoutes téléphoniques pratiquées dans un de ses tabloïds, News of the World.

Publié le 16 juill. 2011
AGENCE FRANCE-PRESSE

«Je pense, a-t-il déclaré à l'Observer, qu'une telle concentration de pouvoir dans les mains d'une personne est malsaine et que cela a conduit à des abus de pouvoir au sein de son organisation».

«Je pense, a poursuivi Ed Miliband, qu'on doit regarder avec attention quand une personne peut détenir plus de 20% du marché de la presse».

«Cette sorte de concentration du pouvoir est vraiment dangereuse», a-t-il estimé.

Dès que le scandale de News of the World a éclaté, Ed Miliband avait pris la tête de l'offensive contre le magnat australo-américain, en réclamant haut et fort la démission de Rebekah Brooks, directrice des journaux britanniques du groupe Murdoch.

C'est ensuite à sa demande pressante que le premier ministre britannique David Cameron avait annoncé la création d'une commission d'enquête. Et c'est encore Ed Miliband qui avait déposé une motion au Parlement demandant à News Corp., le groupe de Rupert Murdoch, de retirer son offre pour le rachat complet de BSkyB, au vu des pratiques au sein de ses journaux.