Les 10 centimètres de neige tombés mercredi en région parisienne ont généré un chaos monstre sur les routes qui a placé le gouvernement dans l'embarras.

Publié le 10 déc. 2010
Marc Thibodeau LA PRESSE

Hier, le secrétaire d'État aux Transports Thierry Mariani a plaidé de Moscou, où il accompagne le premier ministre François Fillon, que «l'épisode neigeux» avait été «plus brutal que prévu» et était arrivé «plus tôt» que ne l'annonçait Météo France, limitant les possibilités de salage des routes.

Une porte-parole du ministre a assuré que toutes les «mesures habituelles» avaient été prises pour permettre le retour à la normale de la circulation, toujours perturbée sur plusieurs axes routiers en fin de journée.

Pour faciliter le rétablissement de la situation, le ministère de l'Intérieur a invité en matinée les automobilistes à ne pas prendre leur voiture «sauf impératif professionnel absolu» en raison de la «formation de plaques de glace au sol d'importance inhabituelle». Le ministre de l'Intérieur, Brice Hortefeux, est parallèlement intervenu sur les ondes de la radio Europe 1, où il a dû se défendre d'avoir annoncé au cours de la journée de mercredi qu'il n'y aurait pas de pagaille sur les routes.

La situation s'est dégradée en fin de journée, a expliqué le politicien, en répétant que la capitale avait été touchée par un phénomène météorologique «sans précédent depuis une génération».

Il a profité de l'occasion pour exprimer sa sympathie aux automobilistes qui se sont retrouvés pris dans leur voiture dans la nuit de mercredi à hier. Nombre de conducteurs exaspérés ont abandonné sur place leurs véhicules pour trouver refuge pour la nuit dans des centres d'urgence ou des hôtels. Le ministère de l'Intérieur a d'ailleurs demandé aux automobilistes d'éviter ce geste «dans la mesure du possible» afin de ne pas occasionner «des blocages et la constitution de bouchons».