Le très eurosceptique président tchèque Vaclav Klaus a sévèrement critiqué dimanche à Cracovie (sud de la Pologne) l'absence des dirigeants de l'UE aux obsèques du président polonais Lech Kaczynski et de son épouse Maria.

AGENCE FRANCE-PRESSE

«Le fait que personne ne soit venu de Bruxelles, me semble inexcusable», a déclaré à Cracovie M. Klaus à la télévision publique tchèque CT.

«On voit que toutes ces grandes phrases ne sont que des clichés», a-t-il ajouté.

Allié fidèle du président polonais défunt, M. Klaus s'est quant à lui rendu à Cracovie en train et en voiture, en compagnie de son épouse Livia, du Premier ministre tchèque Jan Fischer et de l'archevêque de Prague Dominik Duka.

La plupart des dirigeants européens attendus à Cracovie, dont le président de la Commission européenne José Manuel Barroso et le président de l'UE Herman Van Rompuy, ont renoncé à se rendre aux obsèques, en raison de la paralysie du transport aérien en Europe par les cendres volcaniques venus d'Islande.

Le président du Parlement européen, le Polonais Jerzy Buzek, a cependant parcouru depuis Bruxelles quelque 1.300 kilomètres en voiture.

A peine une vingtaine de délégations, sur 98 attendues, sont finalement venues à Cracovie, notamment les présidents russes Dmitri Medvedev, ukrainien Viktor Ianoukovitch et géorgien Mikheïl Saakachvili.

Lech Kaczynski, sa femme et 94 autres membres de sa délégation ont trouvé la mort le 10 avril alors qu'ils se rendaient en Russie à une cérémonie en hommage aux 22 000 officiers polonais, assassinés en 1940 par la police de Staline.