Les offres sur les ventes d'alcool qui encouragent une consommation rapide et excessive seront interdites à partir du mois d'avril en Angleterre et au Pays de Galles, a annoncé mardi le ministre britannique de l'Intérieur Alan Johnson.

AGENCE FRANCE-PRESSE

Les pubs, bars et boîtes de nuit de ces deux provinces ne pourront plus organiser des concours qui récompensent ceux qui boivent le plus vite, ou des offres du type «buvez tout ce que vous voulez pour 10 livres» (11 euros), a-t-il ajouté.

À partir d'octobre, les débits devront aussi offrir la possibilité de consommer des boissons en petite quantité et proposer aux clients de l'eau du robinet gratuitement.

«La criminalité liée à la consommation d'alcool coûte des milliards de livres au Royaume-Uni chaque année et même si la majorité des vendeurs (d'alcool) ont une attitude responsable, une minorité continue à avoir des promotions irresponsables qui encouragent la consommation excessive qui débouche sur des infractions et du désordre», a souligné le ministre.

Le gouvernement a en revanche abandonné l'idée d'interdire les «happy hours», périodes pendant laquelle les consommations sont en promotion dans un bar ou une boîte de nuit, ou les ventes d'alcool en grande quantité et en promotion dans les supermarchés.

Le gouvernement régional écossais prévoit de son côté de fixer un prix minimum par unité d'alcool, afin de combattre les ventes d'alcool à prix cassé.

Les infractions et les troubles à l'ordre public causés par l'alcool, et notamment la pratique du «binge drinking» consistant à boire beaucoup pour se saoûler rapidement, coûtent entre 8 et 13 milliards de livres (9 à 14,7 milliards d'euros) par an au Royaume-Uni, selon les estimations du ministère de l'Intérieur.