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France: des croix gammées tracées au Mémorial de la déportation

Un homme pose devant le wagon qui a... (Photo: AFP)

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Un homme pose devant le wagon qui a été recouvert d'une croix gammée.

Photo: AFP

Agence France-Presse
Paris

Des croix gammées tracées à la peinture noire ont été découvertes samedi matin, en pleine Pâque juive, au Mémorial de la déportation à Drancy, au nord de Paris, lieu emblématique de la mémoire des déportés juifs de France.

Deux inscriptions ont été retrouvées sur la stèle et une troisième, plus grande, sur la porte du wagon du Mémorial, ainsi que plusieurs autres sur des commerces situés à la limite des villes de Bobigny et Drancy, a-t-on appris de source policière.

Les croix gammées ont été effacées peu après les constatations policières, pour «montrer que la haine, le racisme et l'intolérance n'ont pas droit de cité à Drancy», a expliqué Jean-Christophe Lagarde, député-maire de la ville.

Les inscriptions ont été faites entre 01H20 et 02H00 du matin par une personne d'une vingtaine d'années de type européen, selon les images enregistrées par les cameras de vidéosurveillance situées à proximité du site, a indiqué M. Lagarde.

«C'est la première fois, depuis l'inauguration du monument en 1976, que celui-ci est entaché de croix gammées», a déploré Raphaël Chemouni, responsable du conservatoire historique du camp de Drancy.

«Cet acte est d'autant plus grave qu'il touche un des lieux les plus symboliques de la mémoire de la Shoah en France», a souligné l'Union des étudiants juifs de France (UEJF).

Présent sur place, Hassan Chalghoumi, imam de Drancy, a voulu «montrer le soutien de la communauté musulmane envers la communauté juive et condamner la personne responsable, quelles que soient son origine, ses croyances et ses idées politiques».

Dans un communiqué, la ministre de l'Intérieur, Michèle Alliot-Marie, a condamné «avec la plus grande fermeté les inscriptions antisémites faites à Drancy» et assuré «que tous les moyens sont mis en oeuvre pour identifier les responsables de ces actes inqualifiables et les traduire en justice».

Entre août 1941 et août 1944, le camp de Drancy a été le principal lieu d'internement et de départ des déportés juifs de France vers les camps d'extermination nazis, pour la majorité des convois vers Auschwitz-Birkenau.

C'est là que transitèrent notamment les victimes de la grande rafle du Vel d'Hiv' en juillet 1942. Sur les 76 000 juifs déportés de France, plus de 63 000 hommes, femmes et enfants sont passés dans cette antichambre de la mort. Moins de 2 000 des déportés qui y ont transité sont revenus, soit à peine 3%.

Un mémorial y a été érigé en 1976 par Shelomo Selinger, dessinateur sculpteur né en 1928 en Pologne et rescapé des camps de concentration où son père est mort.

Depuis 1989, le Conservatoire historique du camp de Drancy préserve la mémoire du lieu, classé en 2001 dans la liste des sites et monuments protégés.




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