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Russie: un journaliste meurt après une agression

Agence France-Presse
Moscou

Un journaliste d'opposition de la banlieue de Moscou est décédé après une agression, et un célèbre défenseur des droits de l'Homme a été violemment frappé dans la capitale russe, ont annoncé leurs proches mercredi, alors que ce type de violences se multiplie en Russie.

Le journaliste, Sergueï Protazanov, «a été violemment frappé. Dimanche on l'a amené à l'hôpital et on l'a renvoyé chez lui après lui avoir dit qu'il allait bien», a déclaré à l'AFP son rédacteur en chef, Anatoli Iourov.

«Il est mort le jour suivant chez lui», a-t-il ajouté. Sergueï Protazanov travaillait pour une petite publication du nom de Grajdanskoïe Soglassie (Concorde civile).

La police et le comité d'enquête du procureur, interrogés par les agences russes, ont toutefois remis en cause cette thèse, affirmant qu'il n'avait pas succombé suite à des violences, suggérant qu'il s'agirait d'une surdose de médicaments.

«Il n'y a pas de raisons de croire que la mort est intervenue en raison d'actes de violences», a déclaré une responsable du Parquet de la région de Moscou, Ioulia Joukova, citée par l'agence Interfax.

En novembre, un autre journaliste d'opposition de la même ville de Khimki, Mikhaïl Beketov, rédacteur de la publication Khimkinskaïa Pravda, avait déjà été sauvagement agressé. Il est toujours hospitalisé dans un état grave.

Quant au rédacteur en chef de Grajdanskoïe Soglassie, il a affirmé avoir déjà été attaqué trois fois.

La ville de Khimki est au coeur d'un conflit entre sa municipalité et des écologistes au sujet du sort de sa forêt, qui doit laisser place à une nouvelle route reliant Moscou à Saint-Pétersbourg (nord-ouest).

Oleg Mitvol, numéro deux du Service russe de contrôle de l'environnement, et qui à ce titre suit de près la situation à Khimki, a lui aussi déclaré à l'AFP que le journaliste avait été «attaqué».

«Il préparait une édition sur les irrégularités électorales dans la ville de Khimki», a-t-il précisé. Les élections municipales avaient eu lieu le 1er mars.

Lundi, le jour de la mort du journaliste, le défenseur des droits de l'Homme russe Lev Ponomarev, leader de Pour les droits de l'Homme, une ONG critique à l'égard du Kremlin, était agressé à son tour.

M. Ponomarev, un militant bien connu à Moscou, a été «violemment battu par trois inconnus» près de son immeuble et hospitalisé, a indiqué un responsable de son organisation, Evguéni Ikhlov, cité par la radio Echo de Moscou.

«Je suis dans un état relativement satisfaisant. On m'a laissé sortir de l'hôpital, mais je vais faire tous les examens médicaux (...) pour voir si tout va vraiment bien», a précisé M. Ponomarev à l'AFP.

Les assaillants n'ont pris à Lev Ponomarev que son portable, a indiqué sa fille Elena Liptser. «Il est évident que ce n'était pas un vol, mais nous ne savons pas à quoi concrètement relier cette agression», a-t-elle ajouté.

Des ONG russes et internationales ont dénoncé cette agression, la qualifiant de «signal alarmant».

«C'est abominable», a déclaré Tatiana Lokchina, responsable du bureau local de l'organisation américaine Human Rights Watch (HRW). «Cet incident démontre que l'atmosphère dans laquelle fonctionne la société civile russe est inacceptable».




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