La décision de payer les mères pour les bébés mis au monde a été une mesure efficace pour enrayer le déclin démographique de la Russie, a déclaré jeudi le Premier ministre Vladimir Poutine.

Mis à jour le 26 févr. 2009
AGENCE FRANCE-PRESSE

«Cela a eu un effect positif», a déclaré M. Poutine devant des responsables européens pour la Santé et la politique sociale, en ajoutant que 1,7 million de bébés sont nés en Russie en 2008, soit une hausse de 7% par rapport à 2007.

«C'est en partie le résultat des mesures prises ces dernières années pour stimuler les naissances, dont une hausse importante des allocations familiales et l'introduction d'allocations pour les femmes dès le deuxième enfant», a-t-il ajouté.

Le Premier ministre russe a également noté que «pratiquement tous les pays européens» faisaient face à «une crise démographique», au cours d'une conférence organisée par le Conseil de l'Europe.

A l'époque où il était président (2000-2008), M. Poutine s'était fixé pour objectif d'enrayer le déclin démographique galopant du pays et avait signé un décret prévoyant le paiement d'une allocation de 250.000 roubles (7.000 dollars ou 5.500 euros) aux mères dès le deuxième enfant.

La population russe a chuté de 149 millions d'habitants en 1992 à 142 millions actuellement.

Des experts en démographie préviennent cependant qu'il n'est pas suffisant de mettre l'accent sur la hausse des naissances, soulignant que la faiblesse de l'espérance de vie pose aussi problème. Les hommes russes en particulier meurent en moyenne à 58 ans, 16 ans plus tôt qu'en Europe Occidentale.

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