(Washington) Joe Biden a annoncé jeudi la nomination d’une nouvelle présidente pour la FDIC, un régulateur bancaire, l’actuel patron, Martin Gruenberg, ayant annoncé sa démission après un rapport sur la « culture toxique » de longue date au sein de l’agence.

Le président américain a choisi Christy Goldsmith Romero, qui est depuis mars 2022 une dirigeante de la CFTC, le régulateur des marchés américains à terme.

Le Sénat doit désormais confirmer sa nomination.

L’actuel patron de la FDIC (Federal Deposit Insurance Corporation), Martin Gruenberg, avait annoncé sa démission le 20 mai, après les conclusions d’une enquête qui a dévoilé une culture « “misogyne”, “patriarcale”, “insulaire” et “obsolète” » à la FDIC.

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Martin Gruenberg

« Christy Goldsmith Romero a plus de 20 ans d’expérience en tant qu’avocate fédérale et responsable de la réglementation financière, sous quatre présidents » américains, détaille la Maison-Blanche dans un communiqué.  

Elle a notamment « travaillé pendant 12 ans au département du Trésor », où elle « s’est efforcée de renforcer le système financier » après la crise financière de 2009.

Cette diplômée en droit avait auparavant travaillé pendant six ans à la SEC, le gendarme américain de la Bourse, notamment en tant que conseillère de deux présidents pendant la crise financière.

« Christy Goldsmith Romero, qui a été confirmée à l’unanimité par le Sénat à deux reprises, apportera à la FDIC des décennies d’expérience dans les services financiers », a salué le sénateur démocrate Sherrod Brown, président de la commission bancaire.

« Elle a prouvé qu’elle était une régulatrice forte, indépendante et juste », a-t-il ajouté, appelant ses collègues du Sénat « à agir rapidement ».

Le président républicain de la commission des Finances à la Chambre des représentants, Patrick McHenry, a souligné que, « si sa nomination est confirmée, Christy Goldsmith Romero doit immédiatement commencer à prendre des mesures pour renverser la culture toxique supervisée par M. Gruenberg et rétablir la confiance entre les employés et la direction de la FDIC ».

Il a lui aussi pressé le Sénat d’« entamer rapidement la procédure de confirmation afin de limiter la capacité du président Gruenberg à nuire davantage à l’agence et à mettre en péril la stabilité financière ».

Multiples témoignages à l’appui, les conclusions du rapport sur la FDIC faisaient état de remarques sexistes, racistes et homophobes, de harcèlement et de moqueries envers des employés porteurs de handicaps.

L’enquête a également montré « une peur généralisée de représailles […] qui a conduit à une sous-déclaration des fautes professionnelles au fil des années ».