(Los Angeles) Un incendie, aussi soudain que violent, a détruit une vingtaine de maisons luxueuses sur la côte californienne, où les pompiers continuaient jeudi matin de lutter pour contenir les flammes.

Publié le 12 mai
Agence France-Presse

Baptisé « Coastal Fire », le feu de broussailles s’est déclaré mercredi après-midi sur la commune de Laguna Niguel, dans les collines surplombant le Pacifique, à environ 80 km au sud de Los Angeles.

Attisé par le vent soufflant du Pacifique, il a parcouru environ 80 hectares de végétation et a nécessité l’évacuation de près d’un millier d’habitations dans une zone résidentielle chic où chaque maison vaut plusieurs millions de dollars.

Selon Lisa Bartlett, élue du comté d’Orange, le vent a contribué à propager le sinistre mais la taille des villas a également joué un rôle.

« Si vous regardez la taille des logements, il y a tellement de matériaux combustibles qu’ils brûlent rapidement. Et alors le vent souffle et les flammes sautent de maison en maison », a déclaré au Los Angeles Times Mme Bartlett, dont la circonscription inclut Laguna Niguel.

Pour le chef des pompiers du comté d’Orange, Brian Fennessy, ce sinistre illustre une fois de plus le fait que la région, comme une grande partie de l’ouest des États-Unis, est désormais exposée toute l’année aux risques d’incendie, en raison notamment d’une sécheresse chronique.

« C’est triste à dire mais nous sommes en train de nous habituer à ça. Les vents que nous avons enregistrés sont normaux […] Le feu se propage très rapidement dans cette végétation très, très sèche », a-t-il déclaré.

Les causes du départ de feu n’étaient pas connues à ce stade mais l’opérateur électrique local, Southern California Edison, a rapporté aux autorités californiennes avoir enregistré une « activité » dans ses circuits à peu près à la même heure.

Les incendies sont courants dans l’ouest des États-Unis mais ils sont devenus de plus en plus intenses en raison du réchauffement climatique provoqué par les activités humaines, notamment les énergies fossiles, et qui aggrave une sécheresse déjà chronique.

En Californie, les températures moyennes au cours de l’été sont ainsi supérieures de 1,6 °C à leur niveau de la fin du 19e siècle.