(Washington) Plus de 200 enfants migrants séparés de leurs parents sous le mandat de l’ex-président Donald Trump ont retrouvé leur famille, a annoncé jeudi le secrétaire américain à la Sécurité intérieure.  

Publié le 28 avril
Agence France-Presse

« Jusqu’à présent, nous avons réuni plus de 200 enfants avec leurs parents et on estime qu’environ 1000 enfants demeurent séparés » de leur famille, a indiqué Alejandro Mayorkas lors d’une audition à la Chambre des représentants.  

Sur ce dernier groupe de mineurs encore séparés, les autorités ont pris contact avec 500 parents et 400 enfants sont en cours de réunification avec leurs proches, a précisé le secrétaire.  

Sous l’ère Trump en vertu d’une politique dite de « tolérance zéro », lancée en 2018, au moins 4000 mineurs ont été séparés de leur famille à la frontière mexicaine, selon des chiffres du ministère de la Sécurité intérieure, et 5500 selon des documents de justice.

Suite à son investiture en janvier 2021, le président démocrate Joe Biden avait promis de mener une politique migratoire plus « humaine », créant un groupe de travail pour réunir les enfants séparés de leurs parents.  

« Nous leur permettons de se réunir ici aux États-Unis et nous leur donnons un permis humanitaire pour qu’ils aient une certaine stabilité pendant une période de trois ans, qui est renouvelable au cas par cas », a détaillé M. Mayorkas.

Joe Biden s’était déclaré en faveur d’une compensation financière pour les familles de migrants séparées à la frontière, mais son gouvernement a abandonné en décembre 2021 les négociations en ce sens avec les avocats des familles, tout en insistant sur la possibilité de trouver un accord à l’avenir.

Les plaignants, qui demandent une indemnisation pour les dommages psychologiques subis par les séparations, ont annoncé qu’ils allaient poursuivre leur bataille juridique.

Alejandro Mayorkas a par ailleurs détaillé mercredi un plan pour mieux gérer les flux migratoires, avec notamment l’augmentation des effectifs à la frontière, un ciblage des passeurs, une accélération des procédures et de l’aide aux organisations qui accueillent les demandeurs d’asile.  

« Cela va prendre du temps, et nous avons besoin de l’aide du Congrès, des États et élus locaux, des ONG », a-t-il avancé.