(Washington) Près de trois mois après l’US Navy, l’armée de Terre américaine a annoncé mercredi qu’elle allait commencer à renvoyer à la vie civile les soldats refusant la vaccination obligatoire contre la COVID-19.

Publié le 2 février
Agence France-Presse

« Des soldats non vaccinés présentent un risque pour nos forces armées et compromettent notre niveau de préparation », a souligné dans un communiqué la secrétaire à l’armée de Terre, Christine Wormuth.

« Nous allons commencer le processus de renvoi des soldats qui refusent la vaccination obligatoire et qui ne sont pas en attente d’une décision finale sur une éventuelle exemption », a-t-elle ajouté dans un communiqué.

Plus de 3000 soldats pourraient ainsi être renvoyés à la vie civile, selon le communiqué de l’armée de Terre, qui comptait 482 000 militaires en service actif fin 2021.

Au 26 janvier, six officiers de haut rang – dont deux commandants de bataillons – avaient été démis de leurs fonctions pour avoir refusé d’imposer le vaccin anti-COVID-19, et 3073 soldats avaient reçu une « réprimande » écrite pour avoir refusé de se faire vacciner.

L’US Navy avait annoncé à la mi-octobre qu’elle renverrait à la vie civile les marins refusant le vaccin. Elle a annoncé mercredi en avoir déjà renvoyé 118 et le corps des Marines, qui est placé sous l’autorité de la Navy, en a expulsé plus de 300.

Plus de 5000 marins américains ne sont toujours pas vaccinés et risquent donc l’expulsion, a précisé l’US Navy dans un communiqué.

De toutes les branches de l’armée américaine, la Navy est celle qui a pris les mesures les plus énergiques contre la COVID-19, en raison du danger posé par la promiscuité à bord des navires de guerre, notamment des sous-marins.

Selon le Pentagone, quelque 97 % des quelque 1,4 million de militaires américains en service actif ont reçu au moins une dose.