(Washington) Un homme condamné à la peine capitale pour un double meurtre a reçu une injection létale jeudi en Oklahoma, devenant le premier prisonnier exécuté en 2022 aux États-Unis.

Mis à jour le 27 janvier
Agence France-Presse

L’État du Sud « a procédé à l’exécution de Donald Grant sans aucune complication à 10 h 16 ce matin » (11 h 16 HNE), a écrit son procureur général John O’Connor dans un communiqué mis en ligne sur Facebook.

Le quadragénaire afro-américain, dont les derniers mots étaient peu intelligibles, a succombé après l’injection de trois substances dans le pénitencier de McAlester.

Ce cocktail a été accusé de causer d’atroces souffrances aux condamnés, ce que la Constitution américaine interdit. Fin octobre, un condamné avait été secoué par des convulsions et avait vomi à multiples reprises après la première injection.

Rien de tel n’a eu lieu jeudi, ont rapporté les témoins de l’exécution lors d’une courte conférence de presse.

En 2001, Donald Grant, alors âgé de 25 ans, avait cambriolé un hôtel afin de voler de quoi payer la caution de sa petite amie emprisonnée. Lors de l’attaque, il avait ouvert le feu sur deux employées de l’établissement, tuant l’une sur le coup et achevant l’autre avec un couteau, selon des documents judiciaires.

En 2005, un jury l’avait condamné à mort pour ce double meurtre.

Depuis, il avait introduit de nombreux recours pour faire annuler sa peine, arguant de déficiences intellectuelles notamment.  

Dans une pétition mise en ligne sur l’internet, ses défenseurs assuraient qu’il souffrait d’un syndrome d’alcoolisme foetal et de traumatismes au cerveau causés par des violences infligées dans son enfance par un père alcoolique.

Son dernier recours, portant sur la méthode d’exécution retenue par l’Oklahoma, avait été rejeté mercredi par la Cour suprême des États-Unis.

La peine de mort ne cesse de décliner aux États-Unis, où onze exécutions ont eu lieu en 2021, au plus bas depuis des décennies.