(Washington) La Maison-Blanche minimise la corrélation que plusieurs ont établie entre la libération des Canadiens Michael Spavor et Michael Kovrig et la décision américaine d’abandonner la demande d’extradition de Meng Wanzhou.

La Presse Canadienne

La porte-parole de la Maison-Blanche, Jen Psaki, a déclaré lundi que le département américain de la Justice est une agence complètement indépendante et qu’il avait pris de son propre chef la décision d’adopter la voie d’un accord de poursuites différées avec la directrice de Huawei.

Mme Meng a été autorisée à retourner en Chine après qu’un juge de New York a approuvé l’accord vendredi ; les « deux Michael » étaient sur le chemin du retour au Canada la même nuit.

Mme Psaki a déclaré lundi que le président américain Joe Biden avait exhorté sans relâche la Chine à libérer les deux Canadiens, dont les arrestations ont été largement considérées comme des représailles pour l’arrestation de Mme Meng au Canada, en décembre 2018.

La porte-parole de la Maison-Blanche assure que l’abandon de la poursuite contre Mme Meng ne doit pas être considéré comme la preuve d’un changement de la politique étrangère américaine envers la Chine.

Les républicains, notamment le sénateur de Floride Marco Rubio, ont critiqué cet accord de poursuites différées et souhaitent que la Maison-Blanche informe le Congrès de la manière dont cet accord a été conclu.

« Ça peut les surprendre que le département de la Justice soit indépendant, mais sous cette administration, c’est le cas », a déclaré Mme Psaki en parlant des républicains. « Personne ne devrait conclure à un changement dans notre politique générale : il s’agit d’une question juridique et d’une décision judiciaire. »

Mme Psaki n’a pas été en mesure de dire si le président Biden était au courant que des négociations sur une poursuite différée étaient en cours lorsqu’il s’est entretenu au début du mois avec le président chinois, Xi Jinping.

« Notre politique envers la Chine n’a pas changé, a-t-elle assuré. Nous allons continuer à tenir [Pékin] responsable de ses pratiques économiques déloyales, de ses actions dans le monde et de ses violations des droits de la personne. Et nous continuerons à le faire en partenariat avec nos alliés du monde entier. »