(Washington) Le Sénat a accepté mardi à l’unanimité de décerner sa plus haute distinction aux forces de l’ordre qui avaient tenté de protéger le Capitole, siège du Congrès américain, lors du violent assaut mené par des partisans de Donald Trump le 6 janvier.

Agence France-Presse

« Une journée dont nombre d’entre nous se souviennent pour sa violence, sa colère et sa destruction a aussi eu sa part de bravoure, de sacrifice et de dévouement », a déclaré le chef de la majorité démocrate, Chuck Schumer, en rendant hommage aux policiers juste avant le vote à l’unanimité à la chambre haute.

Le président Joe Biden doit encore promulguer cette loi pour que les services de police du Capitole et de la ville de Washington reçoivent chacun une « Médaille d’or du Congrès ».

Cette distinction représente depuis 1776, lorsqu’elle a été attribuée à George Washington, la « plus haute expression de reconnaissance nationale » de la part des parlementaires américains.

Deux autres médailles d’or commémorant le travail des policiers le 6 janvier seront destinées à la Smithsonian Institution, qui regroupe de grands musées américains, et au Capitole, pour y être exposées.

La Chambre des représentants avait déjà approuvé cette proposition en juin par 406 voix contre 21.

Chuck Schumer s’est dit « encore choqué » par le vote de ces 21 parlementaires, tous républicains, qui ont « refusé de défendre la police, la même police qui les avait protégés face à une foule hargneuse le 6 janvier ».

L’attaque avait été menée pendant que les parlementaires votaient pour certifier la victoire de Joe Biden face à Donald Trump à la présidentielle de novembre 2020.

Si deux républicains très critiques de l’ex-président, Liz Cheney et Adam Kinzinger, participent à l’enquête sur le 6 janvier d’une commission spéciale du Congrès, lancée par les démocrates, les responsables du Grand Old Party, eux, la boycottent.

Lors de l’ouverture de cette enquête, le 27 juillet, des policiers avaient rappelé la violence de l’assaut dans des témoignages poignants.

Près de sept mois après les faits, plus de 550 personnes ont été arrêtées.