(Washington) L’auteur d’une fusillade meurtrière dans un journal local américain comparaît à partir de mardi devant un jury, qui devra dire s’il doit finir sa vie en prison ou dans un hôpital psychiatrique.

Agence France-Presse

Armé d’un fusil à pompe, Jarrod Ramos avait fait irruption le 28 juin 2018 dans la salle de rédaction de la Capital Gazette à Annapolis, à une heure de Washington, où il avait tué cinq personnes avant d’être arrêté.

PHOTO JOSE LUIS MAGANA, ARCHIVES ASSOCIATED PRESS

Dans cette photo d’archives du 29 juin 2018, des photos de cinq employés du journal Capital Gazette ornent des bougies lors d’une veillée funèbre devant le journal, à Annapolis, dans le Maryland. Jarrod Ramos a plaidé coupable en 2019 aux 23 chefs d’accusation retenus contre lui lors de l’attaque meurtrière, mais il a plaidé qu’il n’était pas criminellement responsable en raison d’une maladie mentale.

Le drame, l’une des pires attaques commises contre un média aux États-Unis, avait suscité une onde de choc dans le pays. Alors président, Donald Trump avait dénoncé une attaque « horrible » qui « choque la conscience de notre pays ».

Inculpé d’assassinats, Jarrod Ramos, aujourd’hui âgé de 41 ans, a plaidé coupable, mais se dit criminellement irresponsable.  Il doit désormais convaincre un jury de douze citoyens que son discernement était altéré par des problèmes mentaux.

À l’ouverture des débats mardi, son avocate a assuré qu’il souffrait, entre autres, de troubles du spectre de l’autisme, ainsi que de troubles compulsifs et délirants. « C’est effrayant, mais M. Ramos ne croit toujours pas que ce qu’il a fait était mal », a déclaré Me Katy O’Donnell, citée par la chaîne locale WBAL-TV.

Elle a reconnu qu’il avait passé deux ans à préparer son attaque, avait effectué des repérages et même pris un abonnement à un club d’échecs en prévision de sa détention.

PHOTO POLICE D’ARUNDEL, VIA ARCHIVES ASSOCIATED PRESS

Jarrod Ramos a passé deux ans à préparer son attaque, effectuant des repérages et s’abonnant à un club d’échecs en prévision de sa détention.

Jarrod Ramos entretenait une relation conflictuelle avec le Capital Gazette après l’avoir attaqué, sans succès, en diffamation et menacé à plusieurs reprises sur l’internet.  

Il lui reprochait un article de 2011 intitulé Jarrod veut être ton ami, dans lequel le journal racontait le calvaire d’une jeune femme qu’il avait harcelée sur l’internet, ce qui lui avait valu une condamnation à 90 jours de prison avec sursis.

Le procès doit durer une dizaine de jours.