(Washington) Le Congrès américain a adopté mardi une loi pour protéger les Américains d’origine asiatique contre le racisme et les violences qui ont augmenté avec la pandémie de COVID-19, selon les défenseurs du texte.  

Agence France-Presse

Le président démocrate Joe Biden « a hâte de promulguer cette importante loi » dans la semaine, a réagi la porte-parole de la Maison-Blanche, Jen Psaki.

La loi (COVID-19 hate Crimes Act) vise notamment à accélérer l’examen des cas rapportés de violences racistes visant les Américains d’origine asiatique, de mieux communiquer sur ce problème et d’aider les États et collectivités locales à mieux les combattre.

Des parlementaires dénonçaient déjà depuis des mois la hausse de ces violences, alimentées selon eux par les discours blâmant la Chine pour la pandémie, tandis que la tuerie d’Atlanta, en mars, a suscité une vague d’effroi et d’indignation.  

Le 16 mars, Robert Aaron Long, 21 ans, avait ouvert le feu dans trois établissements asiatiques d’Atlanta et ses environs, faisant huit morts dont six femmes d’origine asiatique.  

La Chambre des représentants, à majorité démocrate, a adopté mardi le texte par 364 voix contre 62 voix. Il avait été approuvé à la quasi-unanimité au Sénat en avril.

« Des commerces vandalisés. Des personnes âgées attaquées. Des familles vivant dans la peur. Et des centaines d’autres (faits) qui n’ont pas été recensés, restés dans l’ombre », a dénoncé mardi la présidente démocrate de la Chambre Nancy Pelosi.

Selon elle, au cours des 12 mois écoulés depuis mars 2020, lorsque la pandémie a frappé de plein fouet les États-Unis, « plus de 6600 discriminations et violences contre les AAPI », sigle désignant les Américains originaires d’Asie et des îles du Pacifique, ont été rapportés dans les 50 États américains.  

Cette loi « permettra d’aborder de façon profondément différente les délits racistes en Amérique, pas seulement pendant la pandémie, mais au cours des années à venir », a affirmé Nancy Pelosi dans l’hémicycle.