(Washington) La Maison-Blanche a affirmé mardi qu’elle n’imposerait pas de passeport sanitaire aux Américains pour montrer qu’ils ont été vaccinés contre la COVID-19, tout en soulignant que le secteur privé était libre d’avancer vers cette idée.

Agence France-Presse

« Le gouvernement ne soutient pas, et ne le soutiendra pas, un système qui demanderait aux Américains d’avoir un certificat », a déclaré la porte-parole de la Maison-Blanche, Jen Psaki.  

« Il n’y aura pas de base de données fédérale sur les vaccinations, ni d’obligation fédérale exigeant à tous d’obtenir un certificat de vaccination », a-t-elle ajouté lors de sa conférence de presse quotidienne.  

Le plus fort intérêt pour cette idée vient des entreprises privées, soucieuses de rouvrir des sites où se regroupent « un grand nombre de personnes », comme les stades ou les salles de spectacles, a poursuivi la porte-parole.  

L’administration Biden publiera des « conseils » avec des « réponses importantes aux questions que les Américains se posent, en particulier autour des données personnelles, de la sécurité ou des discriminations ».

« Du côté du gouvernement fédéral, notre intérêt est simple, et c’est que les données personnelles et les droits des Américains doivent être protégés, et donc que ces systèmes ne soient pas utilisés contre les gens de façon injuste », a affirmé Jen Psaki.  

Plusieurs pays ont mis en place ou envisagent d’instaurer un « passeport » sanitaire montrant qu’un individu a été vacciné contre la COVID-19, afin de faciliter la reprise des grands rassemblements et des voyages.

L’idée a néanmoins suscité de vives critiques et des inquiétudes concernant de possibles discriminations et la protection des données privées.