(Washington) Nouveau coup d’accélérateur à la campagne de vaccination aux États-Unis : le président Joe Biden va annoncer mardi que tous les adultes américains seront éligibles au vaccin contre la COVID-19 d’ici le 19 avril, en avance d’une dizaine de jours sur l’objectif précédent.

Sebastian Smith
Agence France-Presse

Un haut responsable gouvernemental a affirmé que le démocrate avait avancé son but de rendre tous les adultes aux États-Unis éligibles au vaccin - indifféremment donc de leur âge ou antécédents médicaux - à cette date au lieu du 1er mai, et qu’il l’annoncerait dans la journée.

M. Biden doit visiter mardi un centre de vaccination en Virginie, avant de s’exprimer dans l’après-midi à la Maison-Blanche.

Le président avait auparavant promis que 90 % des adultes seraient éligibles d’ici le 19 avril.

Le nouvel objectif ne signifie toutefois pas que tous les adultes pourront être vaccinés d’ici cette date, la distribution des doses restant en cours.

Trois vaccins sont autorisés en urgence aux États-Unis : celui de Johnson & Johnson, qui ne nécessite qu’une seule dose par personne, et ceux de Moderna et Pfizer/BioNTech, administrés en deux doses.

Les États-Unis, qui ont donné un grand coup d’accélérateur à leur campagne de vaccination, en sont à plus de trois millions d’injections par jour en moyenne sur les 7 derniers jours, selon les autorités.

Plus de 107 millions de personnes ont reçu au moins une dose d’un vaccin contre la COVID-19 aux États-Unis, d’après les données des Centres de prévention et de lutte contre les maladies (CDC), principale agence fédérale de santé publique du pays.  

Et 62 millions d’Américains sont entièrement vaccinés, dont plus d’une personne sur deux chez les plus de 65 ans.

Augmentation des cas

Washington envisage d’ailleurs de livrer un probable surplus de vaccins à d’autres pays plus en retard dans leur propre campagne, a assuré le chef de la diplomatie Antony Blinken.

Joe Biden ambitionne de voir les Américains se rassembler « en petits groupes » pour célébrer la fête nationale du 4 juillet et d’arriver à 200 millions d’injections au centième jour de son entrée en fonction. Il est entré à la Maison-Blanche le 20 janvier.

Mais le pays, où plusieurs États ont d’ores et déjà levé certaines restrictions sanitaires, voit malgré tout une augmentation des cas, notamment chez les jeunes.

« Les cas augmentent au niveau national, et nous constatons cela majoritairement chez les jeunes adultes », a dit à la presse lundi Rochelle Walensky, la directrice des CDC.

Certains pics concernent en effet les personnes de 18 à 24 ans, a-t-elle précisé, et « sont liés aux activités extrascolaires et sportives ».  

Début mars, le Texas, deuxième État le plus peuplé du pays, a annoncé la fin du port du masque obligatoire et la réouverture totale des commerces. D’autres États lui ont emboîté le pas ou s’apprêtent à le faire.

En Floride, où le port du masque n’a jamais été obligatoire et les restaurants et les plages ne sont restés fermés que trois mois, des milliers d’étudiants sont récemment venus faire la fête pour les vacances de printemps.

Joe Biden appelle régulièrement les Américains à ne pas relâcher leurs efforts et à continuer de porter le masque.

« La guerre contre la COVID-19 est loin d’être gagnée », a-t-il lancé fin mars.

Les États-Unis sont le pays le plus endeuillé au monde en valeur absolue avec plus de 550 000 morts, pour plus de 30 millions de cas positifs.