(Washington) L’homme, qui a foncé vendredi sur des policiers près du Capitole, tuant l’un d’entre eux avant d’être abattu, souffrait de délire, de paranoïa et avait des pensées suicidaires, a confié samedi un responsable américain à l’Associated Press.

Michael Balsamo, Eric Tucker et Nomaan Merchant
Associated Press

Les enquêteurs pensent qu’il s’agit d’un acte commis par un jeune homme à l’esprit dérangé.

Une vidéo montre le conducteur armé d’un couteau sortant de la voiture accidentée. Il court vers les deux policiers, a indiqué la cheffe par intérim de la police du Capitole, Yogananda Pittman. La police a abattu le suspect, Noah Green, âgé de 25 ans. Celui-ci est mort à l’hôpital.

PHOTO TWITTER/AGENCE FRANCE-PRESSE

Noah Green

Les enquêteurs se concentrent de plus en plus sur l’état mental de Green afin de trouver un motif à l’attaque, a déclaré le responsable qui n’était pas autorisé à parler publiquement. Il a déclaré que la famille de Green leur avait parlé de ses pensées de plus en plus délirantes.

Dans des publications en ligne, qui ont été supprimées depuis, Green affirmait être sous le contrôle du gouvernement par la pensée et qu’il était surveillé. L’individu se décrivait comme un adepte de l’organisation Nation of Islam et de son fondateur Louis Farrakhan. Il évoquait vivre une période difficile où il s’appuyait sur sa foi. Certains des messages ont été photographiés par le groupe SITE.

C’est la deuxième fois qu’un policier du Capitole mourait dans l’exercice de ses fonctions depuis le début de l’année. Le 6 janvier, un agent est mort lors de l’émeute insurrectionnelle perpétrée par des partisans de l’ancien président Donald Trump.

Les autorités ont installé une clôture géante autour du périmètre du Capitole. Elles ont limité la circulation le long des rues les plus proches du bâtiment, mais elles avaient commencé à retirer certaines des mesures d’urgence. Et le drame de vendredi pourrait retarder la réouverture progressive des terrains de l’immeuble au public.

« Je demande simplement au public de continuer à garder la police du Capitole des États-Unis et leurs familles dans ses prières, a déclaré Mme Pittman. C’est une période extrêmement difficile pour la police du Capitole des États-Unis après les évènements du 6 janvier et celui qui s’est produit ici [vendredi]. »

La police a identifié le policier tué comme étant William « Billy » Evans, un vétéran de 18 années qui était membre de l’unité des premiers intervenants du ministère.

Le président Joe Biden a déclaré dans un communiqué qu’il a exprimé ses condoléances à la famille de M. Evans. Il a ordonné à la Maison-Blanche de mettre en berne les drapeaux.

Le drame s’est déroulé à un point de contrôle de sécurité généralement utilisé par les sénateurs et le personnel pendant la semaine, bien que la plupart soient absents du bâtiment pendant la pause actuelle.

La zone a été fermée pendant des heures vendredi. Des troupes de la Garde nationale ont monté la garde devant le bâtiment, samedi.