(Washington) Atlanta, New York, Washington… Des milliers d’Américains ont manifesté ce week-end contre le racisme anti-asiatique, après les fusillades meurtrières dans des salons de massage de Géorgie.

Agence France-Presse

Xing Hua, Américaine d’origine asiatique, confie être « très en colère » que le bain de sang de mardi n’ait pas encore été qualifié de « raciste » par la police.

« Le fait est que six femmes asiatiques sont décédées », dénonce la trentenaire à Washington, où plusieurs centaines de manifestants se sont rassemblés dimanche.

PHOTO DANIEL SLIM, AGENCE FRANCE-PRESSE

Manifestation au McPherson Square, à Washington

Interpellé mardi après avoir ouvert le feu dans trois salons de massage asiatiques d’Atlanta et sa banlieue, Robert Aaron Long a reconnu les faits et a été inculpé de meurtre. Lors de son interrogatoire, il a nié tout mobile raciste, se présentant comme un « obsédé sexuel » désireux de supprimer « une tentation ».

« Je ne suis pas une tentation », fustige sur sa pancarte Kat, 31 ans, regrettant une hypersexualisation des femmes asiatiques.

« J’ai été accostée par des hommes sur des applications de rencontre qui me disent “ Je dois soigner ma fièvre jaune ” », raconte-t-elle à l’AFP.

À New York, le candidat à la mairie de la ville et ex-prétendant à la primaire démocrate pour la présidentielle Andrew Yang, fils d’immigrés taïwanais, a invité dimanche les manifestants à lever la main s’ils avaient ressenti une recrudescence des actes racistes depuis le début de la pandémie de COVID-19, virus que Donald Trump a maintes fois qualifié de « peste chinoise ». Des centaines de mains levées ont répondu par l’affirmative.

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Le candidat à la mairie de New York