(Washington) Les États-Unis « doivent » boycotter les Jeux olympiques d’hiver 2022 en Chine, a estimé dimanche l’ex-ambassadrice à l’ONU Nikki Haley, dernière figure républicaine en date à appeler à priver Pékin de JO en raison du traitement que ce pays réserve aux musulmans ouïghours.

Agence France-Presse

« Nous devons boycotter les Jeux olympiques d’hiver 2022 en Chine », a tweeté Mme Haley, ancienne alliée de Donald Trump et candidate pressentie pour la présidentielle américaine de 2024.  

« Ce serait une perte terrible pour nos athlètes, mais il faut mettre ça en perspective avec le génocide en cours en Chine et l’idée que donner du pouvoir à la Chine mènera à des horreurs encore pires à l’avenir », a-t-elle ajouté.

Jeudi, l’élu républicain John Katko avait appelé dans une lettre ouverte le président Joe Biden à décréter un boycottage.

« Participer à des Jeux olympiques tenus dans un pays qui commet ouvertement un génocide va non seulement à l’encontre de nos valeurs, mais assombrit les espoirs de tous ceux qui aspirent à des sociétés libres et justes », soulignait M. Katko.

Début février, sept élus républicains avaient introduit un projet de résolution au Sénat pour demander au CIO de retirer l’organisation des Jeux olympiques d’hiver 2022 à la Chine, en raison de « ses violations flagrantes des droits de l'homme ».

La résolution appelle le comité international olympique (CIO) à confier la compétition à un pays plus respectueux des valeurs défendues par le mouvement olympique.

« La Chine commet un génocide contre les Ouïghours au Xinjian, restreint les droits de l’homme à Hong Kong et menace Taïwan », avait justifié l’un de ses auteurs, le sénateur Rick Scott.

Les Jeux olympiques d’hiver doivent s’ouvrir le 4 février, six mois à peine après les Jeux d’été de Tokyo, qui ont été reportés à cause de la pandémie de COVID-19.

Les organisations de défense des droits de l'homme accusent la Chine d’avoir fait interner jusqu’à un million de musulmans ouïghours, dans des camps du Xinjiang.  

La Chine dément ce chiffre et affirme que ces personnes sont emmenées dans des centres de formation professionnelle, destinés à les aider à trouver un emploi afin de les éloigner de la tentation de l’extrémisme religieux.