(Washington) La garde des jeunes enfants, très coûteuse aux États-Unis, pèse lourdement sur la participation des femmes au marché de l’emploi, a déploré mercredi le président de la Banque centrale américaine (Fed), Jerome Powell, jugeant nécessaire de se pencher sur cette question.

Agence France-Presse

« De nombreux autres pays, nos pairs, nos concurrents des démocraties des économies avancées, ont des systèmes de garde d’enfants plus développés » que les États-Unis, a relevé le président de la Réserve fédérale, lors d’une audition à la Chambre des représentants.

« Ils finissent par avoir une participation des femmes au marché du travail nettement plus élevée. Nous avions il y a 25 ans la plus importante participation des femmes à la population active. Ce n’est plus le cas », a-t-il regretté, faisant état de « politiques (qui) nous ont laissé derrière ».

Jerome Powell a ainsi jugé « utile de se pencher » sur ce problème, « nous devons nous demander pourquoi c’est le cas et comment faire mieux ».

Il n’existe pas de garderies publiques aux États-Unis, où faire garder un jeune enfant peut coûter, dans certains États, plus de 20 000 dollars (25 000 dollars canadiens) par an, selon une étude ChildCare Aware of America citée par le site Verywellfamily.

Et l’école publique n’accepte les enfants, selon les États, qu’à partir de 4 ou 5 ans.