(Washington) Un parlementaire démocrate a déposé une poursuite au civil mardi contre l’ex-président américain Donald Trump, son avocat Rudy Giuliani et deux groupes d’extrême droite pour leur rôle dans l’assaut meurtrier du Capitole le 6 janvier.

Agence France-Presse

L’élu de la Chambre des représentants Bennie Thompson s’appuie, pour ses poursuites, sur une loi édictée en 1871 pour protéger les droits des Afro-Américains après l’abolition de l’esclavage (1865), notamment contre des groupes extrémistes comme le Ku Klux Klan. 

M. Thompson est le chef de la commission sur la sécurité intérieure.

Les accusés ont agi de concert pour fomenter et lancer une émeute au Capitole, en encourageant un rassemblement pour participer à un mouvement violent, ou en faire planer la menace, qui a mis en grave danger le plaignant et d’autres membres du Congrès.

Extrait de la requête introductive d'instance déposée par l'élu Bennie Thompson

PHOTO JOHN MCDONNELL, AP

L’élu de la Chambre des représentants Bennie Thompson s’appuie, pour ses poursuites, sur une loi édictée en 1871 pour protéger les droits des Afro-Américains après l’abolition de l’esclavage (1865), notamment contre des groupes extrémistes comme le Ku Klux Klan.  

L’assaut du Capitole, qui a fait cinq morts, est né d’« un projet commun que les accusés poursuivaient depuis l’élection » présidentielle du 3 novembre 2020, affirme M. Thompson, dans sa plainte déposée auprès d’un tribunal fédéral à Washington.  

Proud Boys et Oath Keepers aussi poursuivis

En plus de Donald Trump et de son avocat Rudy Giuliani, elle vise aussi deux groupes d’extrême droite, Proud Boys et Oath Keepers.  

Donald Trump a nié pendant des mois la victoire de son rival démocrate Joe Biden. Et des milliers de manifestants pro-Trump s’étaient rassemblés à Washington le 6 janvier, lorsque le Congrès devait certifier officiellement les résultats.  

Après un long discours du président républicain, certains de ses partisans s’étaient lancés dans l’assaut du Capitole, siège du Congrès où étaient réunis les parlementaires.  

Samedi, Donald Trump a été acquitté au Sénat après son procès politique dans la même affaire.

Les sénateurs ont été une majorité — 57 sur 100 — à se prononcer pour la condamnation de Trump. Dont, fait notable, sept républicains. Mais il aurait fallu les deux tiers de la chambre haute (67 voix) pour parvenir à un verdict de culpabilité, qui aurait pu être suivi d’une peine d’inéligibilité.

Trump M. Thompson, chef de la commission sur la sécurité intérieure. nie toute responsabilité dans ces évènements, et ses avocats ont souligné qu’il avait, à une reprise pendant ce discours, appelé à manifester « pacifiquement ».

Bien qu’il l’ait acquitté au Sénat, car il estimait que la chambre haute n’avait pas les compétences pour le juger, le chef des républicains Mitch McConnell a lui-même, dans la foulée, brandi la menace de poursuites judiciaires.