(Washington) Le chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo a de nouveau accusé la Chine vendredi de dissimuler la vérité sur l’origine réelle de la COVID-19, alors qu’une équipe de l’Organisation mondiale de la santé est arrivée jeudi à Wuhan pour enquêter sur le sujet.

Publié le 15 janv. 2021
Agence France-Presse

Le secrétaire d’État américain a affirmé que des maladies semblables à la COVID-19 circulaient déjà à l’automne 2019 parmi les membres du personnel d’un institut de virologie de Wuhan, ville dans laquelle la COVID-19 a été détectée pour la première fois.

Mike Pompeo a également exhorté l’équipe de l’OMS à « presser le gouvernement de la Chine » sur cette « nouvelle information ».

« Le gouvernement des États-Unis a des raisons de penser que plusieurs chercheurs à l’intérieur de (l’Institut de virologie de Wuhan) sont tombés malades à l’automne 2019, avant l’identification du premier cas de l’épidémie, avec des symptômes compatibles à ceux, à la fois de la COVID-19, et de maladies saisonnières courantes », a-t-il affirmé.

Selon Mike Pompeo, cette information est en contradiction avec les affirmations selon lesquelles aucun membre du personnel de l’institut n’avait contracté la COVID-19 ou des virus apparentés.

« Pékin continue aujourd’hui de retenir des informations vitales dont les scientifiques ont besoin pour protéger le monde de ce virus mortel, et du prochain », a-t-il soutenu.

La COVID-19 a été détectée pour la première fois à Wuhan à la fin 2019 et s’est depuis répandue à travers le monde faisant plus de deux millions de victimes, et contaminant des dizaines de millions de personnes.

L’OMS assure que l’établissement du chemin de la transmission du virus des animaux à l’homme est essentiel pour prévenir de futures épidémies.

L’administration sortante de Donald Trump a, à maintes reprises, désigné la Chine comme responsable de l’épidémie de COVID-19 qui a fait plus de 390 000 victimes aux États-Unis. Le président américain désigne fréquemment le coronavirus comme le « virus de Chine ».

A quelques jours de la fin de ses fonctions, Mike Pompeo s’en est pris plusieurs fois à ses cibles principales que sont la Chine, l’Iran, et Cuba.

Plus tôt dans la semaine, le chef de la diplomatie américaine a affirmé que l’Iran était devenu une « nouvelle base » d’Al-Qaïda, une accusation remise en cause par des experts, et dont s’est moqué Téhéran.