(Washington) Le chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo a répondu jeudi aux « nombreuses personnes » ayant comparé les États-Unis à une république bananière, dont l’ancien président George W. Bush, après l’intrusion de partisans de Donald Trump au Capitole à Washington pour faire pression sur les élus du Congrès.

Agence France-Presse

« Cette calomnie révèle une compréhension erronée des républiques bananières et de la démocratie en Amérique », a déclaré ce fidèle du président républicain dans un message publié sur Twitter.  

« Dans une république bananière, la violence populaire détermine l’exercice du pouvoir. Aux États-Unis, les forces de l’ordre font cesser la violence populaire pour que les élus du peuple puissent exercer leur pouvoir », a-t-il écrit.  

« La finalisation de la certification des votes des grands électeurs – avec un ordre restauré par nos héroïques forces de l’ordre au Capitole – à 3 h 40 du matin aujourd’hui montre la force des institutions politiques américaines », a-t-il estimé.  

Les vidéos et photographies des partisans de Donald Trump circulant librement dans les couloirs du Congrès après en avoir forcé l’accès pour protester contre le résultat de l’élection présidentielle ont suscité consternation et indignation à travers le monde. L’image des États-Unis, qui se posent volontiers en modèle démocratique, a été durablement abîmée.

« Les résultats d’élections ne sont ainsi contestés que dans les républiques bananières – pas dans notre république démocratique », avait déclaré l’ancien président républicain George W. Bush mercredi, se disant « consterné ».