(Houston) La justice a ordonné jeudi la libération d’une coiffeuse texane condamnée pour avoir gardé son salon ouvert en pleine pandémie de nouveau coronavirus, après la suppression par le gouverneur de l’État des peines de prison initialement prévues dans son arrêté de confinement.

Agence France-Presse

Shelley Luther, patronne du salon « À la mode », avait été condamnée mardi à sept jours de prison et de lourdes amendes par un tribunal de Dallas pour avoir continué à recevoir des clientes malgré plusieurs mises en garde.  

À l’audience, elle avait expliqué vouloir « nourrir ses enfants ».

Le gouverneur républicain Greg Abbott, qui avait déjà jugé la peine « excessive », a amendé jeudi matin son arrêté de confinement pour obtenir sa libération et empêcher que la situation ne se répète.

« Je supprime les peines de prison en cas de violation de mon arrêté, avec effet rétroactif », a-t-il déclaré. Cet amendement « devrait permettre, s’il est bien appliqué, de libérer Shelley Luther ».

Il a également évoqué Ana Isabel Castro-Garcia et Brenda Stephanie Mata, deux esthéticiennes qui font l’objet de poursuites dans la ville de Laredo parce qu’elles ont continué à offrir leurs services à domicile.

Dans la foulée, la Cour suprême du Texas a ordonné la libération de Mme Luther.

Aux États-Unis, où plus de 73 000 personnes sont mortes de la COVID-19, les mesures de confinement sont prises par les autorités locales ou les gouverneurs des États.  

Si elles ont permis de contenir la propagation du virus, elles ont aussi, comme partout, asphyxié l’économie. Dans plusieurs États, des manifestations proches de la droite radicale ont réclamé le redémarrage du pays.

Le gouverneur du Texas, qui s’est engagé dans cette voie avec prudence, doit en discuter jeudi lors d’une rencontre à la Maison-Blanche avec le président républicain Donald Trump, lui-même favorable à la reprise des activités.