(Washington) La première exécution de l’année 2020 aux États-Unis a eu lieu mercredi soir au Texas, où un mari violent récidiviste a reçu une injection létale 15 ans après avoir abattu sa femme qui souhaitait divorcer.

Agence France-Presse

John Gardner, 64 ans, a été condamné à la peine capitale en 2006 pour le meurtre de sa cinquième épouse, qui l’avait quitté après avoir subi de nombreuses violences et avait fait une demande de divorce.  

À deux semaines du jugement, il était entré par effraction dans le nouveau domicile de sa femme et lui avait tiré dans la tête. Tammy Gardner était décédée deux jours plus tard.

Selon l’accusation, M. Gardner avait un lourd passif en matière de violences conjugales. Il avait déjà tiré sur sa deuxième épouse alors qu’elle était enceinte et celle-ci était morte des suites de ses blessures.  

Emprisonné une première fois, il avait enlevé sa troisième femme et passé à tabac la fille de cette dernière après avoir bénéficié d’une libération conditionnelle.

Les défenseurs de John Gardner avaient introduit en septembre un recours devant la Cour suprême des États-Unis pour obtenir une réouverture du dossier, arguant qu’il avait été mal défendu à son procès. Selon eux, ses avocats auraient dû développer une « théorie de la rage de l’abandon » pour expliquer ses actes.  

La plus haute juridiction des États-Unis a refusé de se saisir de leur requête lundi et aucun nouveau recours n’a été introduit.  

« J’aimerais m’excuser pour la peine que j’ai causée. J’espère que vous trouverez paix et félicité et parviendrez à tourner la page », a déclaré John Gardner à l’adresse de la famille de sa victime avant d’être exécuté.

« Je sais que vous ne pouvez pas me pardonner, mais j’espère que vous le ferez un jour », a-t-il ajouté.

Son décès a été prononcé à 18 h 36 heure locale.

L’an dernier, 22 exécutions ont eu lieu aux États-Unis, dont neuf dans le seul État du Texas.