(Washington) L’administration du président Donald Trump prévoit d’avoir vacciné 100 millions de personnes aux États-Unis d’ici la fin du mois de février avec deux vaccins, soit environ 40 % des adultes, selon un haut responsable mercredi.

Agence France-Presse

Dès le mois de décembre, 40 millions de doses des vaccins de Pfizer/BioNTech et de Moderna permettront de vacciner 20 millions de personnes, puisque chaque vaccin se fait en deux doses espacées de trois ou quatre semaines, respectivement, selon Moncef Slaoui, haut responsable de l’opération Warp Speed du gouvernement américain, lors d’un appel de presse.

« À la fin février, nous aurons potentiellement vacciné 100 millions de personnes, ce qui est plus ou moins la taille de la population à risque, les personnes âgées, les professionnels de santé », a-t-il dit.    

Cela suffira « amplement » pour vacciner les trois millions de résidents de maisons de retraite, a dit cet ancien exécutif de l’industrie pharmaceutique recruté par l’administration Trump au printemps.  

Le reste suffirait à vacciner la grande majorité des professionnels du secteur de la santé, si les États et territoires décidaient de leur donner la priorité, comme l’a recommandé mardi un comité d’experts consultatif des autorités sanitaires.

En janvier, 30 millions de personnes pourront être vaccinées, si la cadence de production des doses des deux vaccins se confirmait, et 50 millions en février, soit un total de 100 millions.

Ce chiffre n’inclut pas deux autres vaccins potentiels, par Johnson & Johnson et AstraZeneca/Oxford, dont les essais cliniques devraient produire des résultats « entre la toute fin du mois de décembre et la mi-janvier », selon Moncef Slaoui, ce qui rajouterait des doses potentiellement dès février, si l’Agence des médicaments (FDA) leur donnait son feu vert.

M. Slaoui a suggéré que le vaccin AstraZeneca/Oxford puisse être évalué sur la seule base du grand essai clinique mené aux États-Unis sur 15 000 volontaires, sans inclure les données des essais menés au Royaume-Uni et au Brésil et dont les résultats ont été entachés par un problème de dosage.

Alors que le vaccin Pfizer/BioNTech a été autorisé mercredi au Royaume-Uni, la procédure américaine est plus lente et plus publique. La FDA ne donnera son autorisation qu’après la réunion publique de son comité consultatif le 10 décembre. Pour Moderna, ce même comité se réunira le 17 décembre.

La logistique est en place pour distribuer les vaccins dans la foulée.

« Quand une autorisation d’urgence sera donnée, la distribution aux Américains sera immédiate sous 24 heures, c’est notre objectif », a redit le général Gus Perna, directeur des opérations, en tablant à ce stade sur le 15 décembre pour Pfizer.