(Washington) Joe Biden s’est entretenu mardi pour la première fois avec les premiers ministres israélien et indien, deux alliés de Donald Trump, qui n’a toujours pas reconnu sa défaite à l’élection du 3 novembre.

Agence France-Presse

Le président désigné a déclaré au chef du gouvernement israélien Benyamin Nétanyahou qu’il était déterminé à « s’assurer que la relation entre les États-Unis et Israël soit renforcée et bénéficie d’un fort soutien bipartisan ».

M. Biden « a réitéré son soutien inébranlable à la sécurité d’Israël et à son avenir en tant qu’État juif et démocratique », a indiqué l’équipe du président désigné dans un communiqué.

Les collaborateurs de M. Nétanyahou, qui s’étaient vigoureusement opposés aux efforts diplomatiques de l’administration Obama-Biden entre 2009 et 2017 concernant l’Iran et les droits des Palestiniens, ont décrit une conversation « chaleureuse » avec l’ancien vice-président.

Joe Biden s’est par ailleurs dit optimiste à l’idée de collaborer avec le premier ministre indien, Narendra Modi, qui s’était affiché avec Donald Trump lors de deux rassemblements géants, d’abord au Texas puis au Gujarat, dans l’ouest de l’Inde.

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Narendra Modi

L’Inde bénéficie du soutien des deux principaux partis à Washington, mais les élus démocrates s’inquiètent de plus en plus des questions relatives aux droits de la personne sous l’administration du parti nationaliste hindou de M. Modi, notamment le soutien de ce dernier à une loi controversée sur la citoyenneté, qui inquiète les musulmans indiens, et la révocation en août 2019 de l’autonomie constitutionnelle du Cachemire indien.

Joe Biden a dit espérer coopérer avec M. Modi concernant leurs défis communs dont la pandémie de COVID-19, la sécurité régionale, la crise climatique.  

Pesant soigneusement ses mots, l’ancien bras droit de Barack Obama a aussi expliqué vouloir « renforcer la démocratie chez soi et à l’étranger ».

Le ministère indien des Affaires étrangères a pour sa part indiqué que Narendra Modi avait appelé à la coopération afin de promouvoir un accès abordable aux vaccins, et étendu ses félicitations à la vice-présidente désignée Kamala Harris, dont la mère est née en Inde.

Les dirigeants de presque tous les pays ont félicité Joe Biden, à l’exception de la Russie, du Mexique, du Brésil, de la Corée du Nord et de la Slovénie.

Joe Biden s’est d’abord entretenu avec des alliés des États-Unis dont les relations avec Donald Trump étaient les plus tendues, comme la chancelière allemande Angela Merkel et le premier ministre canadien Justin Trudeau.