(Washington) Le chef du Pentagone par intérim Christopher Miller a cherché vendredi à rassurer les Américains et leurs alliés en affirmant que le ministère américain de la Défense continuait de « protéger » les États-Unis et leurs intérêts dans le monde.

Agence France-Presse

« Je veux assurer au public américain, ainsi qu’à nos alliés et nos partenaires, que le ministère de la Défense ne faiblit pas », a déclaré M. Miller, nommé lundi par Donald Trump après le limogeage sans ménagement de Mark Esper.  

L’armée américaine « continue à assumer sa tâche vitale de protection de notre pays, de notre population et de nos intérêts dans le monde », a-t-il ajouté en accueillant au Pentagone le ministre lituanien de la Défense Raimundas Karoblis.

C’était la deuxième fois que M. Miller, qui sera remplacé le 20 janvier 2021 lorsque le président élu Joe Biden prendra ses fonctions, s’exprimait publiquement. Il avait prononcé un bref discours mercredi lors de l’inauguration d’un musée de l’armée de Terre dans la banlieue de Washington.

Le ministre américain de la Défense par intérim a précisé avoir eu ces derniers jours des entretiens téléphoniques avec ses homologues de France, d’Allemagne et du Royaume-Uni, précisant qu’il parlerait dans la journée avec le secrétaire général de l’OTAN Jens Stoltenberg.

Alors que des voix démocrates se sont élevées contre le limogeage de M. Esper à 70 jours de la fin du mandat de Donald Trump, le ministre par intérim a indiqué s’être entretenu avec la présidente démocrate de la Chambre des représentants, Nancy Pelosi, et les responsables des commissions des Forces armées de la Chambre et du Sénat.

Outre M. Miller, un ancien lieutenant des forces spéciales qui venait de prendre la direction du centre national de contre-terrorisme il y a tout juste trois mois, M Trump a nommé plusieurs de ses fidèles, considérés comme particulièrement loyaux, à d’importants postes civils du Pentagone.