(Washington) Appelez-le « Second Gentleman » : comme son épouse Kamala Harris, première femme élue vice-présidente des États-Unis, Doug Emhoff défie les conventions et son entrée à la Maison-Blanche est le symbole d’une société américaine qui change.

Cyril JULIEN
Agence France-Presse

Sur son compte Twitter, il se présente comme, « papa, mari de Kamala Harris, avocat, aspirant golfeur, défenseur de la justice et de l’égalité ».

« Si fier de toi », a-t-il tweeté samedi sous une photo du couple s’enlaçant.

À 56 ans, comme son épouse, il a sillonné le pays et participé activement — sur Zoom ou en personne — à la campagne démocrate, multipliant les déplacements quand Joe Biden était confiné chez lui, à Wilmington, en raison de la pandémie de coronavirus.  

Il a notamment passé la soirée précédent l’élection à Philadelphie, dans l’État-clé de Pennsylvanie, avec le chanteur John Legend.

Avec la victoire du candidat démocrate dans cet État industriel du nord-est des États-Unis, il devient donc le premier « Second Gentleman », comme on appellera désormais l’époux de la vice-présidente.

Pendant la campagne, il a assuré qu’il travaillerait à la Maison-Blanche sur les questions d’accès à la justice pour les plus défavorisés.

Né le 13 octobre 1964 dans le quartier de Brooklyn dans une famille juive à New York avant de déménager en Californie, Douglas Emhoff a fait des études de droit à l’Université d’État de Californie.

Marches et escaliers

Cet avocat spécialisé dans le droit du divertissement a pris un congé sans solde fin août, quand Joe Biden a nommé Kamala Harris comme sa colistière. Il travaillait jusque-là pour la firme DLA Piper, basée à Los Angeles.

Il a deux enfants d’un premier mariage, Cole (26 ans) et Ella (21 ans). Il a divorcé en 2008 de sa première femme avec qui il est resté en très bons termes.  

En 2013, il rencontre Kamala Harris, alors procureure générale de Californie, lors d’une « blind date » organisée par une amie de celle-ci. Ils se marient l’année suivante.

Le couple et leurs deux enfants forment une « famille moderne », a dit Kamala Harris, en racontant que Cole et Ella, ses beaux-enfants l’appelaient « Momala ».  

Le couple est très soudé et Doug Emhoff donne l’image d’un mari entièrement dévoué à son épouse. En juin 2019, lors de la convention des démocrates de Californie, il n’avait pas hésité à sauter sur la scène pour protéger Kamala Harris d’un activiste qui lui avait pris le micro des mains.

Ce sportif accompli — tennis, base-ball — a récemment raconté que son épouse l’avait poussé à prendre l’habitude de faire du sport tous les jours. « Kamala et moi, on aime faire des marches en parlant, une dizaine de kilomètres, et quand on voit des escaliers, on les monte en courant », a-t-il dit au magazine Men’s Health.