(Washington) Deux sénateurs proches de Donald Trump ont averti jeudi que les républicains pourraient rejeter la légitimité des résultats de la présidentielle s’ils étaient défavorables au président américain.  

Agence France-Presse

Seuls de rares républicains ont pris leurs distances avec les accusations de fraude lancées, sans la moindre preuve, par Donald Trump à l’issue du scrutin du 3 novembre qui l’a opposé au démocrate Joe Biden.  

Les sénateurs Lindsey Graham et Ted Cruz ont eux farouchement défendu le président sur la chaîne Fox News.

« Je suis ici ce soir pour soutenir le président Trump comme il m’a soutenu », a lancé Lindsey Graham, réélu mardi après une campagne difficile dans son État de Caroline du Sud.  

« Je peux vous dire que le président est en colère et je suis en colère, et les électeurs devraient être en colère », a déclaré Ted Cruz au présentateur Sean Hannity, dont l’émission est l’une des préférées du milliardaire républicain.  

M. Cruz a affirmé, à tort, que le procureur général de la Pennsylvanie avait ordonné que tous les votes soient comptés « jusqu’à ce que Biden gagne ».  

« Nous devons entrer maintenant », a ajouté le sénateur texan alors que le camp Trump réclame que ses observateurs puissent surveiller au plus près en Pennsylvanie les opérations de dépouillement.  

Cet État de l’Est assurerait la victoire à Joe Biden s’il basculait de son côté.

Les autorités électorales de Philadelphie, la plus grande ville de Pennsylvanie, avaient autorisé des observateurs mais en leur demandant de garder une distance d’au moins 4,5 mètres, en raison des risques de propagation de la COVID-19.  

Un juge a donné raison jeudi aux observateurs de Donald Trump en les autorisant à s’approcher plus près. Mais la commission électorale de la Pennsylvanie a fait appel, en arguant qu’ils avaient déjà un accès suffisant.  

« Les élections à Philadelphie sont crapuleuses », a accusé Lindsey Graham. « Pourquoi est-ce qu’ils empêchent des gens d’entrer ? Parce qu’ils ne veulent pas que des gens voient ce qu’ils font ».  

Les derniers votes restant à être comptés proviennent en grande partie de la ville de Philadelphie, et pourraient favoriser le démocrate.