(Coconut Creek) Joe Biden a affirmé jeudi qu’il empêcherait d’expulser les Vénézuéliens fuyant le régime de Nicolas Maduro et changerait la politique de Washington face à La Havane, s’il remportait l’élection présidentielle de mardi contre Donald Trump, lors d’un discours de campagne en Floride.

Agence France-Presse

S’il mène dans les sondages nationaux, Joe Biden est au coude-à-coude avec son rival républicain dans cet État décisif pour l’issue du scrutin, où vit une large population d’origine hispanique.  

Le candidat démocrate à la Maison-Blanche a qualifié le président vénézuélien Nicolas Maduro de « brute » et dénoncé la décision de l’administration Trump de renvoyer des centaines de Vénézuéliens et Cubains « dans leurs dictatures ».  

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Le président vénézuélien Nicolas Maduro

Donald Trump « ne veut même pas donner de statut de protection temporaire aux Vénézuéliens qui fuient le régime oppresseur de Maduro », a déploré Joe Biden, lors d’un discours de campagne dans le comté de Broward, près de Miami. Et de promettre : « Moi, je le ferai ».  

Ce statut de protection temporaire (TPS) permet à des personnes venues de pays en conflit ou souffrant d’une crise humanitaire de travailler légalement aux États-Unis sans titre de séjour.  

Un projet de loi visant à protéger ainsi environ 200 000 Vénézuéliens avait été approuvé en 2019 à la Chambre des représentants, à majorité démocrate, mais n’a pas avancé au Sénat, contrôlé par les républicains.  

Le président républicain « se fiche des Cubains et des Vénézuéliens », a déclaré Joe Biden.

Il a aussi affirmé qu’il fallait une « nouvelle politique envers Cuba », ajoutant que le pays n’était « pas plus près de la liberté et de la démocratie qu’il ne l’était il y a quatre ans ». Sans toutefois expliciter les changements qu’il propose.

Sous Barack Obama, dont Joe Biden était le vice-président, les États-Unis avaient annoncé un rapprochement historique avec Cuba en fin 2014. Mais les relations se sont tendues vivement depuis l’arrivée au pouvoir en 2017 de Donald Trump, qui a multiplié les sanctions contre le gouvernement socialiste.  

Egalement en Floride, le président républicain a lancé à ses partisans réunis à Tampa que Joe Biden avait « trahi » les Hispaniques pendant sa longue carrière à Washington.  

« Je les ai toujours aimés et je crois qu’ils m’ont toujours aimé », a-t-il affirmé.

Les Américains d’origine cubaine représentent la plus grande proportion des électeurs hispaniques en Floride, et ont traditionnellement plutôt voté républicain.