(Washington) Le Sénat américain a adopté jeudi à l’unanimité un projet de loi qui interdit le téléchargement et l’utilisation de TikTok, réseau social du groupe chinois ByteDance, sur tout appareil délivré par le gouvernement à ses employés ou aux membres du Congrès.

Agence France-Presse

« TikTok représente un risque de sécurité majeur et n’a pas sa place sur les appareils du gouvernement », a tweeté le service de presse du sénateur républicain Josh Hawley, co-auteur du texte.  

Après son passage au Sénat, contrôlé par les républicains, ce texte devra encore être approuvé par la Chambre des représentants, à majorité démocrate, pour que Donald Trump puisse ensuite le promulguer.  

Le texte interdit aux employés du gouvernement américain, mais aussi aux « élus du Congrès, employés du Congrès ou aux responsables et employés d’entreprises publiques » de « télécharger ou d’utiliser TikTok ou toute application lui succédant développée par ByteDance, ou toute agence propriété de ByteDance, sur un appareil fourni par les États-Unis ou une agence gouvernementale ».  

Seules exceptions permises : les travaux liés à la cybersécurité, le renseignement, ou l’application de la loi et de mesures disciplinaires.  

Le chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo a déclaré mercredi que les États-Unis souhaitaient bannir des téléphones américains non seulement TikTok mais aussi d’autres applications chinoises jugées à risque pour la sécurité nationale.  

Il avait avancé dimanche que Donald Trump allait « passer à l’action dans les prochains jours » contre TikTok et d’autres applications liées à des entreprises chinoises.

Donald Trump a fait pression sur le groupe chinois ByteDance pour qu’il vende avant la mi-septembre TikTok, à Microsoft ou une autre société américaine, sous peine de ne plus pouvoir opérer aux États-Unis.  

Dans un contexte de tensions politiques et commerciales avec Pékin, Washington accuse depuis des mois TikTok d’être utilisée par le renseignement chinois à des fins de surveillance.  

La plateforme a toujours fermement nié tout partage de données avec les autorités chinoises.