(New York) Ghislaine Maxwell, l’ex-collaboratrice du défunt financier Jeffrey Epstein arrêtée jeudi dernier aux États-Unis pour trafic de mineures, comparaîtra finalement le 14 juillet devant une juge fédérale new-yorkaise, par vidéoconférence pour cause de pandémie.

Agence France-Presse

Les avocats des deux parties avaient initialement proposé la date du 10 juillet pour cette première audience new-yorkaise. Mais après le transfert lundi de cette figure de la jet-set dans la prison fédérale de Brooklyn – depuis le New Hampshire où elle avait été arrêtée-la juge Alison Nathan a finalement retenu la date du 14, selon un document enregistré au tribunal mardi.

La juge a précisé, après accord de Mme Maxwell, que l’audience aurait lieu par téléconférence, pour cause de pandémie.  

L’arrestation dans une luxueuse propriété du New Hampshire de la fille de l’ex-magnat des médias britanniques Robert Maxwell a été un rebondissement spectaculaire dans l’affaire Epstein.  

Ghislaine Maxwell, 58 ans, avait disparu de la circulation depuis l’arrestation en juillet 2019 du millionnaire new-yorkais, accusé de multiples agressions sur mineures.  

Cet homme qui comptait parmi ses puissants amis le prince Andrew – fils de la reine Élisabeth II que les procureurs voudraient interroger – ou l’ex-président Bill Clinton, a été retrouvé mort dans sa cellule new-yorkaise le 10 août 2019, sa mort qualifiée officiellement de suicide.

Proche collaboratrice et ex-petite amie d’Epstein, Ghislaine Maxwell est accusée par les procureurs new-yorkais d’avoir « aidé, facilité et contribué aux agressions sur mineures de Jeffrey Epstein », de 1994 à 1997.  

Elle recrutait pour lui de jeunes adolescentes désargentées âgées de 14 ans et plus, et participait parfois directement aux agressions, selon les procureurs.  

Elle est aussi accusée d’« avoir menti de façon répétée » lors d’un témoignage sous serment dans le cadre d’un procès au civil en 2016.

Lors de l’audience du 14 juillet, les procureurs devraient insister pour qu’elle soit maintenue en détention sans possibilité de libération sous caution.  

Cette femme née en France, éduquée en Grande-Bretagne puis naturalisée Américaine en 2002, détentrice de trois passeports et d’une quinzaine de comptes bancaires aux États-Unis et à l’étranger, n’a « absolument aucune raison de rester aux États-Unis » où elle risque 35 ans de prison, écrivaient-ils dans un document judiciaire la semaine dernière.