(Washington) L’édition 2020 n’aura pas lieu : la COVID-19 a eu raison du dîner des correspondants de la Maison-Blanche, rendez-vous annuel de Washington qui célèbre la liberté de la presse.

Agence France-Presse

« Nous devons, à regret, annuler notre dîner prévu le 29 août », a annoncé mardi l’Association des correspondants de la Maison-Blanche (WHCA).

Ce dîner de gala donne l’occasion au président de prononcer un discours, en général teinté d’autodérision, sur l’année écoulée, et de se faire épingler par un humoriste.

Depuis son arrivée à la Maison-Blanche, Donald Trump, qui multiplie les attaques contre les journalistes, a cependant toujours boudé ce rendez-vous, le qualifiant d’« ennuyeux » et lui préférant des rassemblements de campagne.

La tradition du dîner a débuté en 1921. Depuis 1980, tous les présidents, démocrates comme républicains, y ont assisté, sauf Ronald Reagan en 1981 qui se remettait alors d’un attentat dans lequel il avait été grièvement blessé.

C’est lors de cette soirée, auquel il participait en tant qu’invité en 2011, que Donald Trump avait été la cible des piques de Barack Obama, qui avait raillé son goût prononcé pour les théories du complot.

Pendant des années, le magnat de l’immobilier avait relayé une théorie mettant en doute le lieu de naissance du premier président noir de l’histoire du pays et donc sa légitimité pour diriger les États-Unis.