(Moscou) La Russie s’est dite « scandalisée » mardi par la violence de la police américaine contre les journalistes, en particulier contre une collaboratrice de l’agence russe Sputnik, violentée alors qu’elle couvrait les troubles qui secouent les États-Unis.

Agence France-Presse

« Nous sommes scandalisés par la violence continue que les policiers américains utilisent contre la presse internationale qui couvre les manifestations », a indiqué le ministère russe des Affaires étrangères dans un communiqué.

Moscou fait notamment référence au cas de Nicole Russell, collaboratrice de l’agence de presse d’État russe Sputnik, touchée lundi par une balle en caoutchouc tirée par la police et « jetée au sol et littéralement piétinée » par un policier, bien qu’elle ait présenté sa carte de presse. Selon le ministère, la journaliste a « subi de nombreuses blessures ».

Selon la Russie, cette « cruauté scandaleuse et illégale » s’est déroulée près des murs de la Maison-Blanche à Washington.

« Nous notons avec préoccupation que la situation des droits des médias aux États-Unis se détériore de jour en jour », a indiqué la diplomatie russe, appelant les responsables américains à prendre des mesures pour mettre fin à « l’arbitraire policier » envers la presse.   

Les villes américaines sont secouées depuis plus d’une semaine par des troubles, pillages et affrontements avec la police depuis la mort d’un homme noir asphyxié par un policier blanc.

Les manifestants protestent contre le racisme, les brutalités policières et les inégalités sociales.