(Moscou) Vladimir Poutine et Donald Trump ont discuté lundi par téléphone de la proposition du dirigeant américain d’élargir le format du G7, a annoncé le Kremlin dans un communiqué.

Agence France-Presse

Lors d’un entretien téléphonique qui a eu lieu « à l’initiative américaine », selon le communiqué, M. Trump a « informé » M. Poutine de son projet d’inviter la Russie et d’autres pays à la prochaine réunion du G7, reportée à une date ultérieure en raison de la pandémie du coronavirus.

C’était un entretien « constructif » et « substantiel », a souligné le Kremlin.  

Donald Trump a annoncé samedi qu’il allait reporter à une date non précisée ce sommet prévu en juin aux États-Unis et inviter d’autres pays à se joindre à la réunion, parmi lesquels la Russie. Il a également qualifié de « dépassé » le format du G7 (Royaume-Uni, Canada, France, Allemagne, Italie, Japon et États-Unis).

En réagissant à cette annonce lundi, le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, avait déclaré à la presse que la Russie ne connaissait « pas les détails de cette proposition, ni même s’il s’agit d’une proposition officielle ».

La Russie a été exclue de ce qui était alors le G8 en 2014, après l’annexion de la Crimée ukrainienne, dénoncée comme « illégale » par les Occidentaux.

M. Trump avait déjà dit à plusieurs reprises être partisan d’une réintégration de la Russie.

Les deux dirigeants ont également « souligné l’importance de relancer un dialogue russo-américain dans le domaine de la stabilité stratégique et des mesures de confiance dans le domaine militaire », précise le communiqué.

De son côté, Vladimir Poutine a félicité M. Trump pour le lancement réussi samedi de la capsule SpaceX avec des astronautes à son bord vers la Station spatiale internationale (ISS), selon la même source.

Les deux présidents ont « confirmé leur intention mutuelle de renforcer la coopération mutuellement avantageuse dans le domaine spatial », indique le communiqué.

Le président russe a aussi remercié M. Trump pour l’envoi à la Russie des respirateurs artificiels pour aider les patients atteints du coronavirus, ajoute-t-il.