(Washington) Le Pentagone a annoncé samedi prolonger jusqu’au 30 juin le gel de tous ses mouvements prévus dans le monde, tout en allégeant les limites au redéploiement et au rapatriement de soldats déployés.

Agence France-Presse

Cette décision sera effective lundi, a précisé à la presse le responsable du personnel au sein du ministère américain de la Défense, Matthew Donovan.

Pour tenter de juguler l’épidémie de COVID-19 au sein des forces armées, le secrétaire à la Défense, Mark Esper, avait ordonné fin mars un arrêt de 60 jours de tous les mouvements des employés civils et militaires du département de la Défense et de leurs familles qui vivent avec eux à l’étranger.  

Ce gel des mouvements, qui devait durer jusqu’à la fin mai, a donc été prolongé d’un mois.

Mais les commandement locaux, en fonction de la situation sur le terrain, pourront autoriser les rapatriements de soldats déployés, notamment à l’étranger, qui avaient été gelés.

« La nouvelle circulaire autorise les déploiements et redéploiements opérationnels et permet aux voyageurs qui avaient entamé un voyage professionnel de revenir à la base permanente ou de rejoindre leur nouvelle base », a indiqué M. Donovan au cours d’une conférence téléphonique.

Il n’a pas précisé si cet assouplissement des restrictions concernait les soldats déployés sur les théâtres de guerre, comme en Afghanistan, en Irak ou en Syrie.  

Vendredi matin, le Pentagone avait dénombré un total de 2986 cas de COVID-19 au sein de ses forces, deux décès (un réserviste de la Garde nationale et un marin du porte-avions Theodore Roosevelt), et 44 militaires étaient hospitalisés.