(Washington) Un sénateur républicain a suggéré dimanche que Donald Trump tweete moins, après que le président américain a relayé sur son réseau social de prédilection un message identifiant un homme comme étant le lanceur d’alerte à l’origine de l’affaire ukrainienne qui lui vaut un procès en destitution.

Agence France-Presse

« Si le président tweetait moins, ça ne nous ferait pas de mal », a déclaré le sénateur John Kennedy sur la chaîne Fox News. « Mais le président n’a pas à suivre mes conseils, et je ne m’attends pas à ce qu’il le fasse ».

Donald Trump a retweeté vendredi toute une série de messages lui étant favorables ou étant hostiles aux démocrates venus de comptes Twitter d’origines douteuses, avant de se lancer dans une longue diatribe contre le processus de destitution engagé contre lui.

La législation américaine protège en principe l’anonymat des lanceurs d’alerte, mais un des messages retweetés identifiait un homme comme étant ce lanceur d’alerte, un mystérieux agent de la CIA qui s’est alarmé pendant l’été de la teneur d’un appel au cours duquel le président avait demandé à l’Ukraine d’enquêter sur un de ses rivaux à la présidentielle.

Le message n’était plus visible sur le compte du président américain samedi matin, sans qu’il soit possible de déterminer qui l’en a retiré, mais apparaissait de nouveau dimanche.

« Trump a défendu à plusieurs reprises les efforts pour identifier le lanceur d’alerte, mais c’est la première fois qu’il envoie le nom supposé à ses 68 millions d’abonnés », a noté le groupe d’action politique The Democratic Coalition.

Un influent élu républicain de la chambre des représentants, Steve Scalise, a défendu la position du président américain qui souhaite que l’analyste de la CIA témoigne devant le Sénat.

« Écoutez, ça fait longtemps que le lanceur d’alerte aurait dû témoigner », a-t-il indiqué sur Fox News.

Les républicains veulent entendre le lanceur d’alerte ainsi que le vice-président Joe Biden et son fils Hunter pour leur enquête sur les accusations de Donald Trump, qui ne sont corroborées par aucun élément concret, selon lesquelles l’ancien vice-président aurait essayé de protéger son fils d’une enquête pour corruption en Ukraine.